DANIEL DARC le chanteur de Taxi Girl nous a quitté

Daniel Darc

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Daniel Darc

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Daniel Darc en concert lors de la fête de l’Humanitéen 2012

Informations générales
Nom Daniel Rozoum
Activité principale Chanteur
Années actives 1978 à 2013
Labels Sony Music/Jive Epic
Entourage Frédéric Lo
Site officiel danieldarc.fr

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Daniel Darc, né Daniel Rozoum le 20 mai 1959 à Paris, est l’ancien chanteur du groupe Taxi Girl de 1978 à 1986 ; il a mené par la suite une carrière solo. Il décède suite à une surdose d’alcool et de médicaments le 28 février 20131,2.

Sommaire

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Biographie[modifier]

En 1978, alors qu’il est élève au lycée Balzac à Paris, Daniel Darc rejoint le groupe Taxi Girl, fondé par Mirwais Stass (guitares), Laurent Sinclair (claviers),Stéphane Erard (bassiste) et Pierre Wolfsohn (batteur). Alexis Quinlin le fondateur du Rose Bonbon deviendra le manager du groupe.

Le chanteur de Taxi Girl a toujours été inclassable dans la scène rock française dont il est l’une des figures marquantes. Très influencé par l’explosion punk, les Sex Pistols, et Kraftwerk, c’est d’abord un faux dandy à la voix fragile et traînante, inspiré par Berlin et le Japon, qui s’habille en rocker et qui pousse l’autodestruction jusqu’à se trancher les veines lors d’un concert au Palace en première partie de Talking Heads en novembre 1979 pour faire réagir le publicparisien.

Après la fin de Taxi Girl en 1986 (marquée par le décès par surdose du batteurPierre Wolfsohn, en juillet 1981, et le départ des deux autres membres), il poursuit une carrière solo. Il apparaît dans quelques films dans son propre rôle : Les Enfants de la Blank ou Garçon sauvage de Marc Dufaud.

Sur son premier album solo (Sous influence divine), sorti en 1987, il est épaulé par Jacno (ex-Stinky Toys, ex-Elli et Jacno) qui avait accepté de travailler avec lui sur la base d’un single, mais réalisera l’album entier. Sur ce disque qui sonne beaucoup comme du Jacno, côté musical, Daniel Darc conserve l’écriture simple et immédiate qui est sa marque de fabrique depuis l’époque Taxi Girl. Au milieu de cet album assez policé, on relève la présence d’un titre très rock’n’roll (Le Seul garçon sur terre) et d’une reprise de Comment te dire adieu, titre écrit par Gainsbourg et popularisé par Françoise Hardy.

En 1988, après sa rencontre avec Bill Pritchard (ils partagent alors le même label, Play It Again Sam), ils enregistrent en 7 jours l’album-concept Parce que traitant de l’ambivalence humaine. Sur cet album, on retrouve une reprise d’Aznavour (donnant son titre à l’album) et une adaptation du Velvet Underground (Stephany Says). Tiré volontairement à 3 000 exemplaires seulement, cet album salué par la critique, scellera des liens indéfectibles entre les deux artistes qui vivront même un temps ensemble à Paris.

Toujours en 1988, Daniel Darc enregistre La Ville, single produit par Etienne Daho qui, ne sera pas suivi d’un projet d’album, comme cela avait été le cas avec Jacno. Il se débat alors avec ses addictions.

Il faut attendre 1994 pour découvrir un nouvel album de Daniel Darc : c’est chez Bondage Records, un indépendant, que sort Nijinsky, disque beaucoup plus abouti que les précédents tant du point de vue des arrangements musicaux que du soin et de l’inventivité apportés aux textes. Accompagné, pour ce disque, par Georges Betzounis (ex-Pure Sins et actuel Delaney Blue), Daniel Darc semble avoir eu, plus que par le passé, la possibilité d’imposer une orientation musicale proche de ses goûts fondamentaux (rock new-yorkais, littérature du mal, jazz…). Les Pure Sins accompagnent Daniel Darc dans la tournée censée promouvoir le disque, mais l’absence de succès commercial, conjugué à des problèmes envahissants d’addictions diverses et un passage en prison, met la carrière de Daniel Darc entre parenthèses pour quelques années.

Daniel Darc est passionné de mythologie « rock » autant que de littérature et d’arts martiaux (comme Jean-Jacques Burnel des Stranglers qui a produit un album de Taxi Girl). Il a écrit de nombreux articles sur ses icônes : premiers rockers, bluesmen, acteurs… de James Dean à Nijinsky. Bien qu’ayant à plusieurs reprises annoncé qu’il écrivait un roman, voire qu’il était sur le point d’en achever un (le titre L’Ange glacé fut avancé), Daniel Darc ne parviendra pas à faire aboutir ses désirs d’écriture autrement qu’en publiant de courtes nouvelles aux Éditions Cahiers De Nuit ou Derrière La Salle De Bains à partir de la moitié des années 1990. Il publie également des critiques dans Best et traduit William Burroughs. Les textes de ses chansons portent la marque de son style d’où la poésie n’est jamais absente. Voulant rompre avec près de vingt années d’excès divers, il s’est ensuite converti au protestantisme, ce qui se sentira par la suite avec des références visuelles, des lectures de psaumes en musique sur scène par exemple, il y fera même référence lors d’interviews.

En 2003, le label Pias sort une compilation.

L’année 2004 marque véritablement sa renaissance auprès du grand public: un nouvel album, Crèvecœur, conçu en tandem avec Frédéric Lo, compositeur, réalisateur et producteur du disque, mais surtout artisan de la sortie du désert pour Daniel Darc. Les critiques sont excellentes. L’album gagne la victoire de la musique catégorie Album Révélation. Il entame une tournée avec un groupe formé et orchestré parFrédéric Lo.

Darc participe ensuite à diverses productions avec CaliBuzyTchéky KaryoElisa TovatiThierry Amiel ou Alizée. Début 2007, il participe à la tournée Les Aventuriers d’un autre Monde avec Jean-Louis AubertAlain BashungCaliRichard Kolinka et Raphael.

En janvier 2008 est sorti l’album successeur de Crèvecœur, composé, arrangé et réalisée à nouveau par Frédéric Lo. Le titre de cet opus est Amours suprêmes3, en référence à A Love Supreme, un album deJohn Coltrane dont Daniel Darc a fait l’un de ses disques de chevet. Alain BashungRobert WyattMorgane (chanteuse de Cocoon) et Steve Nieve y font des apparitions. Le premier single s’intitule J’irai au paradis.

En novembre 2011 sort La taille de mon âme, nouvel album composé et arrangé avec le musicien Laurent Marimbert (que Christophe a présenté à Darc), et dont le premier single s’intitule C’est moi le printemps. Il contient aussi des extraits du film Les Enfants du paradis de Marcel Carné avec Arletty.

Daniel Darc etait le cousin de Hervé Rozoum (de), guitariste, compositeur et producteur qui vit à Berlin.

Le 28 février 2013, Daniel Darc décède à 53 ans, suite à une surdose d’alcool et de medicaments.

Discographie[modifier]

En solo[modifier]

Avec Taxi Girl[modifier]

  • 1979 : Mannekin, maxi
  • 1980 : Cherchez le garçon, en maxi & LP
  • 1981 : Seppuku
  • 1983 : Quelqu’un comme toi
  • 1989 : Suite & fin ?
  • 1990 : Quelque part dans Paris
  • 1990 : 84-86

Collaboration[modifier]

Récompenses[modifier]

Références[modifier]

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