MADEMOISELLE ELSE du Mardi au Samedi à 21h 30 au LUCERNAIRE

 

Mademoiselle Else

d’après Arthur Schnitzler

Traduction : Henri Christophe

Mise en scène : Francine Walter

assistée de Agnès Hurstel et Alice Fabbri

du Mardi au Samedi à 21h30

durée : 1 h30

Lucernaire

53, rue Notre Dame  des Champs 75006 Paris 01 45 44 57 34

M° Notre Dame des Champs – www.lucernaire.fr

Plein tarif : 30€ / Seniors : 25€/ – de 26 ans et chômeurs : 15€

avec

Pauline Gardes en alternance avec Marion Servole,

Sophie Bricaire, Pauline Vaubaillon

Décor : Ludovic Hallard / Costumes : Julien Toinet

Lumières : Denis Monmarché

 

L’histoire : Else, 19 ans, jeune fille de la grande bourgeoisie viennoise, est en villégiature dans un palace italien. Elle observe et décrit avec un humour ravageur la société corrompue qui l’entoure. Une lettre lui apprend que son père, gravement compromis par des malversations financières, ne peut être sauvé du déshonneur que si elle parvient à obtenir d’un riche marchand d’art, une somme importante d’argent. Celui-ci accepte, mais lui pose une condition qui agit comme un révélateur et déclenche chez elle un violent conflit, entre révolte et fascination. Conflit qu’elle n’arrive pas à résoudre : dans un emballement vertigineux vers l’hystérie, elle commet un acte final spectaculaire.

Mademoiselle Else raconte l’éveil à la sexualité d’une jeune fille, son ivresse de vie, ses pulsions de mort. C’est une analyse psychologique passionnante par un auteur déjà féministe à l’aube du
XXème siècle.

Sur scène, Else est unique et multiple à la fois. Trois comédiennes toujours ensemble incarnent une même Else unique et démultipliée qui dialogue constamment avec elle-même. Pour se construire. Ou se détruire.

Publiée en 1924, cette œuvre célèbre de l’écrivain viennois Schnitzler, ce monologue intérieur, demeure l’un des plus beaux exercices de style de la littérature contemporaine.

Schnitzler de formation médicale et psychiatrique, se lie avec Freud. Après sa mort, les nazis mettent le public en garde contre les « nouvelles de cet auteur juif qui désagrègent et anéantissent le sens des responsabilités » ils brûlent ses romans et interdisent ses pièces, considérées comme sulfureuses. Il est fascinant de voir comment un homme de cette époque, ayant dépassé 60 ansparvient à sonder, avec autant de finesse, l’âme et le corps d’une jeune fille de 19 ans. Ce texte est d’une incroyable modernité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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