BnF I François-Mitterrand

BnF I François-Mitterrand

Dans l’atelier de la Mission photographique de la DATAR Regards de 15 photographes

C’est au début de l’année 1984 que la Délégation à l’aménagement du territoire et à l’action régionale (DATAR) lance une vaste commande artistique de photographies ayant pour objet de « représenter le paysage français des années 1980 ». Avec150 photographies dont une centaine issue des collections de la Bibliothèque nationale de France, l’exposition présentée dans le cadre des Rencontres d’Arles 2017 se propose de revenir sur le tournant fondateur qu’a représenté la Mission de la DATAR dans la carrière de quinze des plus grands photographes contemporains. Cette exposition précède de quelques semaines l’ouverture de l’exposition Paysages français, une aventure photographique 1984-2017, à la BnF ( 24 octobre 2017 – 4 février 2018 ), qui débutera par une présentation exhaustive des travaux de la DATAR avant de dresser un panorama des missions photographiques sur le territoire français depuis quatre décennies. La Mission photographique de la DATAR réunit les travaux de vingt-neuf photographes, jeunes auteurs ou artistes confirmés, français et étrangers. Prévue pour une seule année à l’origine, cette aventure va finalement durer 7 ans, sous la direction conjointe de Bernard Latarjet, initiateur et responsable de la Mission, et du photographe François Hers, en charge de la direction artistique et technique. Après une première exposition en 1985 au Palais de Tokyo à Paris puis la publication d’« un carnet d’étape » sous le titre de Paysages, photographies, travaux en cours, 1984-1985, la Mission continue son travail avec l’arrivée de nouveaux photographes ou pour certains, la poursuite des recherches déjà initiées.

En 1989, le second ouvrage, Paysages, Photographies, En France, les années quatrevingt, se présente comme le bilan raisonné de ces années d’expérimentation photographique et visuelle sur le paysage français. L’exposition présentée à Arles montre comment l’épisode de la Mission a été un élément fondateurdans la carrière comme dans la pratique de quinze photographes. En prenant en compte la dimension de laboratoire de la Mission, les 150 photographies présentées écrivent l’histoire des différentes strates temporelles nichées dans une photographie. D’une part, comme en témoigne le recours aux archives et planche-contact, l’exposition interroge l’élaboration d’une image partant de la prise de vue jusqu’à l’editing. D’autre part, elle montre comment la Mission a parfois constitué le point nodal d’une recherche sur le paysage entamée auparavant ou comment elle a, au contraire, permis l’apparition d’un nouveau parti-pris qui se cristallisera dans les créations postérieures. Communiqué de presse Dans l’atelier de la Mission photographique de la DATAR Regards de 15 photographes Structurée en quatre parties, l’exposition développe d’abord les liens les liens que tisse le dispositif de la commande entre art et société (François Hers et Despatin & Gobeli), puis revient sur la façon dont l’expérience de la Mission de la DATAR a permis à certains de confirmer un « style » photographique (Pierre de Fenoyl, Albert Giordan, Sophie Ristelhueber), de prendre des risques (Robert Doisneau) ou encore de développer des prises de positions expérimentales et transdisciplinaires (Holger Trulzsch, Tom Drahos, Dominique Auerbacher) ; l’exposition aborde ensuite la façon dont l’expérience du paysage a contribué au développement d’une identité photographique forte (Gabriele Basilico, Josef Koudelka, Alain Ceccaroli) et montre enfin comment cette expérience a pu se prolonger en faisant de certaines images de la DATAR un matériau d’archives au cœur d’un nouveau projet artistique (Jean-Louis Garnell, Christian Milovanoff.)

Offrant au public la possibilité de découvrir les arcanes du processus créatif dans le cadre d’une Mission devenue aujourd’hui mythique dans l’histoire de la photographie, cette exposition sera aussi l’occasion de faire dialoguer certaines images méconnues de la Mission avec des archives personnelles inédites mises à disposition par les photographes eux-mêmes ou leurs ayants-droit.

Exposition Dans l’atelier de la Mission photographique de la DATAR Regards de 15 photographes du 3 juillet au 24 septembre 2017 Atelier de la Mécanique, Arles dans le cadre d’ Arles 2017, les Rencontres de la photographie Commissaires Raphaële Bertho, maîtresse de conférences en Arts à l’Université François Rabelais de Tours Héloïse Conesa, conservatrice en charge de la collection de photographie contemporaine, département des Estampes et de la photographie, BnF Dossier de presse : Arles 2017, Les Rencontres de la photographie 3 juillet – 24 septembre 2017

Cette exposition précède de quelques semaines l’ouverture de l’exposition Paysages français. Une aventure photographique 1984-2017,à la BnF (24 octobre 2017 – 4 février 2018), qui dressera un vaste panorama des missions photographiques sur le territoire français depuis quatre décennies.

 

 

 

La France d’Avedon Vieux monde, New Look La BnF explore pour la première fois les liens singuliers de l’artiste Richard Avedon avec la France. Célébré dès ses débuts pour ses photographies de mode, Avedon a développé au long de sa vie une œuvre exceptionnelle, jalonnée de rencontres françaises qui ont fortement influencé son travail. L’exposition rassemble près de 200 pièces, choisies pour raconter une histoire : celle de l’attachement profond pour la France de l’un des plus grands photographes américains de la seconde moitié du XXe siècle. L’image photographique chez Avedon s’est constamment enrichie et renouvelée par et pour d’autres formes : le texte, le livre, le magazine, le cinéma, la danse… Cette réinvention permanente est particulièrement sensible dans son travail développé en lien avec la France. Des années quarante, quand il vient photographier les collections de mode à Paris pour le magazine Harper’s Bazaar à son séjour en 1968 pour travailler à l’édition d’une monographie de Jacques Henri Lartigue, jusqu’à sa collaboration avec Nicole Wisniak pour Egoïste à partir de 1985, chaque rencontre française amène Avedon à se réinventer, à développer toujours plus une pratique hybride de la photographie. La « France d’Avedon » se découvre à la BnF en quatre temps, qui témoignent de la richesse de son œuvre. Elle se raconte au travers de nombreux portraits de personnalités saisies par l’objectif de l’artiste mais également autour d’un film, d’un livre et d’un magazine. Des portraits Jean Cocteau, Coco Chanel, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Yannick Noah, Isabelle Adjani, Yves Montand, Simone Signoret… Autant de personnalités et d’icônes photographiques qui témoignent de l’attachement de l’artiste à la culture française comme de son œuvre exceptionnelle développée autour du portrait pendant près de cinquante ans. Un film : Funny Face En 1956, Richard Avedon est « consultant visuel » dans Funny Face (Drôle de frimousse) réalisé par Stanley Donen. Le film, largement tourné en France, s’inspire de la carrière d’Avedon en tant que photographe de mode à Paris. Sont extraites et exposées pour la première fois les photographies réalisées par Avedon pour le film lors de la fameuse séance de mode, immergeant ainsi le visiteur dans un Paris fantasmé des années 50. En parallèle, le public peut contempler un modèle de Vistavision ainsi qu’un photomaton, du même type que celui dans lequel Avedon a fait poser Hepburn, son époux Mel Ferrer et Truman Capote, affirmant ainsi que l’œil importe plus en photographie que la maîtrise technique. François-Mitterrand 18 octobre 2016 – 26 février 2017 Audrey Hepburn, actrice, sur la plateau de Funny Face, Paris, 1956 Catherine Deneuve, actrice, Los Angeles, 22 septembre 1968 François Truffaut et Jean-Pierre Léaud, réalisateur et acteur, Paris, 20 juin 1971 Photographies Richard Avedon © The Richard Avedon Foundation 3 Un livre : Diary of a Century La relation intime entre Avedon et la France se lit également dans son travail sur l’œuvre de Jacques Henri Lartigue. En 1968, Richard Avedon vient à Paris travailler à l’édition de Diary of a Century. Cette monographie de photographies de Lartigue est conçue par Avedon et contribuera à faire reconnaître l’artiste français dans le monde entier. En véritable « metteur en page » en plus de « découvreur » des images de Lartigue, Avedon réussit à inscrire l’œuvre du photographe dans l’histoire du XXe siècle, bien au-delà de la seule Belle-Epoque à laquelle Lartigue était alors identifié. Un magazine : Egoïste Avedon collabore de nombreuses années avec le magazine français Egoïste, dédié aux arts, la littérature, la performance, le théâtre et la danse, mêlant reportage, publicités, portraits et photographies de mode dans une mise en page d’une grande élégance… Avec Egoïste, il réalise pleinement une photographie nourrie des autres formes d’art. L’exposition qui dessine « La France d’Avedon » suit ainsi les courbes du parcours exceptionnel du photographe à travers la culture française : d’un Paris fantasmé dans Funny Face, l’histoire bascule à la Belle-Epoque « relookée » dans Diary of a Century, pour s’achever en 1991 dans Egoïste, avec le Bal Volpi à Venise, une série photographique qui met en scène le déclin du « vieux monde » proustien. Exposition La France d’Avedon Vieux monde, New Look 18 octobre 2016 I 26 février 2017 BnF I François-Mitterrand Quai François Mauriac, Paris XIIIe Du mardi au samedi 10h > 19h Dimanche 13h > 19h Fermeture les lundis et jours fériés Entrée : 9 euros, tarif réduit : 7 euros Réservations FNAC au 0892 684 694 (0,34 euros TTC/min) et sur www.fnac.com Commissariat Robert M. Rubin Marianne Le Galliard Scénographie David Adjaye Publication Livre-Catalogue de l’exposition, en français et en anglais Editions de la BnF Prix : 59 euros

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La France d’Avedon Vieux monde, New Look Audrey Hepburn, actress, on the set of Funny Face, Paris, 1956 Catherine Deneuve, actress, Los Angeles, September 22, 1968 Volpi Ball #4, Venice, Italy, August 31, 1991 Photographs by Richard Avedon © The Richard Avedon Foundation La BnF explore pour la première fois les liens singuliers de l’artiste Richard Avedon avec la France. Célébré dès ses débuts pour ses photographies de mode, Avedon a développé au long de sa vie une œuvre exceptionnelle, jalonnée de rencontres françaises qui ont fortement influencé son travail. L’exposition rassemble près de 200 pièces, choisies pour raconter une histoire : celle de l’attachement profond pour la France de l’un des plus grands photographes américains de la seconde moitié du XXe siècle.

L’image photographique chez Avedon s’est constamment enrichie et renouvelée par et pour d’autres formes : le texte, le livre, le magazine, le cinéma, la danse… Cette réinvention permanente est particulièrement sensible dans son travail développé en lien avec la France.

Des années quarante, quand il vient photographier les collections de mode à Paris pour le magazine Harper’s Bazaar à son séjour en 1968 pour travailler à l’édition d’une monographie de Jacques Henri Lartigue, jusqu’à sa collaboration avec Nicole Wisniak pour Egoïste à partir de 1985, chaque rencontre française amène Avedon à se réinventer, à développer toujours plus une pratique hybride de la photographie. La « France d’Avedon » se découvre à la BnF en quatre temps, qui témoignent de la richesse de son œuvre.

Elle se raconte au travers de nombreux portraits de personnalités saisies par l’objectif de l’artiste mais également autour d’un film, d’un livre et d’un magazine. Des portraits Jean Cocteau, Coco Chanel, Catherine Deneuve, Jeanne Moreau, Yannick Noah, Isabelle Adjani, Yves Montand, Simone Signoret… Autant de personnalités et d’icônes photographiques qui témoignent de l’attachement de l’artiste à la culture française comme de son œuvre exceptionnelle développée autour du portrait pendant près de cinquante ans.

Un film : Funny Face En 1956, Richard Avedon est « consultant visuel » dans Funny Face (Drôle de frimousse) réalisé par Stanley Donen. Le film, largement tourné en France, s’inspire de la carrière d’Avedon en tant que photographe de mode à Paris. Sont extraites et exposées pour la première fois les photographies réalisées par Avedon pour le film lors de la fameuse séance de mode, immergeant ainsi le visiteur dans un Paris fantasmé des années 50. En parallèle, le public peut contempler un modèle de Vistavision ainsi qu’un photomaton, du même type que celui dans lequel Avedon a fait poser Hepburn, son époux Mel Ferrer et Truman Capote, affirmant ainsi que l’œil importe plus en photographie que la maîtrise technique.

Un livre : Diary of a Century La relation intime entre Avedon et la France se lit également dans son travail sur l’œuvre de Jacques Henri Lartigue. En 1968, Richard Avedon vient à Paris travailler à l’édition de Diary of a Century. Cette monographie de photographies de Lartigue est conçue par Avedon et contribuera à faire reconnaître l’artiste français dans le monde entier. En véritable « metteur en page » en plus de « découvreur » des images de Lartigue, Avedon réussit à inscrire l’œuvre du photographe dans l’histoire du XXe siècle, bien au-delà de la seule Belle-Epoque à laquelle Lartigue était alors identifié. Un magazine : Egoïste Avedon collabore de nombreuses années avec le magazine français Egoïste, dédié aux arts, la littérature, la performance, le théâtre et la danse, mêlant reportage, publicités, portraits et photographies de mode dans une mise en page d’une grande élégance…

Avec Egoïste, il réalise pleinement une photographie nourrie des autres formes d’art. L’exposition qui dessine « La France d’Avedon » suit ainsi les courbes du parcours exceptionnel du photographe à travers la culture française : d’un Paris fantasmé dans Funny Face, l’histoire bascule à la Belle-Epoque « relookée » dans Diary of a Century, pour s’achever en 1991 dans Egoïste, avec le Bal Volpi à Venise, une série photographique qui met en scène le déclin du « vieux monde » proustien. Exposition La France d’Avedon Vieux monde, New Look 17 octobre 2016 I 24 février 2017 BnF I François-Mitterrand Quai François Mauriac, Paris XIIIe Du mardi au samedi 10h > 19h Dimanche 13h > 19h Fermeture les lundis et jours fériés Entrée : 9 euros, tarif réduit : 7 euros Réservations FNAC au 0892 684 694 (0,34 euros TTC/min) et sur www.fnac.com Commissariat Robert M. Rubin Marianne Le Galliard Scénographie David Adjaye Publication Livre-Catalogue de l’exposition, en français et en anglais Editions de la BnF Prix : 59 euros

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