Journée du Matrimoine du 19 au 21 Septembre 2025
Journée du Matrimoine
2025
Du 19 au 21 septembre 2025,
MISE EN LUMIÈRE DES FEMMES ARTISTES
LORS DES JOURNÉES DU MATRIMOINE,
CRÉÉES IL Y A 10 ANS
Encore des progrès à faire
Les femmes artistes au fil des siècles ont souvent été
invisibilisées. Pourtant, elles ont joué un rôle
prépondérant dans notre histoire culturelle. Forte de ce
constat, HF Ile-de France a lancé, en 2015, les Journées du
Matrimoine afin de valoriser l’apport des femmes dans
l’art et la culture. Aujourd’hui, le Matrimoine fait écho au
Patrimoine, qui, ensemble, forment notre héritage
commun.
Si le sujet progresse, il y a encore fort à faire car
aujourd’hui, dans les métiers de la culture des inégalités persistent :
– 23% des directions de festivals de musique sont confiés à des femmes
– 22% des opéras sont mis en scène par des femmes, pour la saison 2024-2025
– 7% des compositeur·ices d’opéras sont des femmes, pour la saison 2024-2025
– Pour le spectacle vivant, 37% des spectacles programmés en 2024-2025 sont dirigés par des
femmes
– 20% des scènes de musiques actuelles sont dirigées par des femmes
– En 2023, 36% des aides allouées aux équipes chorégraphiques, aux ensembles musicaux,
équipes théâtres et arts associés par le Ministère de la Culture étaient accordées aux
femmes
– Mais, la même année, elles ne percevaient en réalité que 29% du volume total de ces aides
Cf. l’Observatoire 2025 de l’égalité entre femmes et hommes dans la culture et la communication
Un événement national lancé par HF IDF
À l’initiative de HF Île-de-France, le Mouvement HF+ (composé de 10 collectifs) a impulsé les
Journées du Matrimoine sur tout le territoire. En 2025, près de 200 rendez-vous seront proposés
à l’échelle nationale au travers de parcours, lectures, concerts, conférences, projections,
performances ou spectacles de théâtre.
En Île-de-France, l’édition sera riche et prometteuse avec une quinzaine d’événements gratuits
à Paris, aux Lilas, à Aubervilliers, Noisy-le-Sec, Romainville, Nanterre, Boissy-Saint-Léger, Le
Chesnay-Rocquencourt soit une trentaine de rendez-vous culturels.
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Pour fêter les 10 ans d’existence des Journées du Matrimoine, une exposition photo sera
organisée à l’Hôtel de Ville, lors de son ouverture au public pour les Journées Européennes du
Patrimoine.
L’architecte Renée Gailhoustet, figure emblématique pour Paris et l’Île-de-France
Chaque année, une créatrice du passé est mise en avant pour promouvoir les Journées du
Matrimoine. Après Edith Girard, Louise Farrenc, Charlotte Delbo, Roberta Gonzalèz, Assia Djebar
Fanny Raoul et bien d’autres, ce sera, pour 2025, l’architecte Renée Gailhoustet (1929 – 2023).
Née à Oran en 1929, elle débute sa carrière
dans les années 60 et fonde son agence en
1964. Engagée à gauche, elle se dirige vers la production de logements collectifs, qu’elle
envisage à contre-courant des grandes
barres d’habitat social standardisé de
l’époque. Les ensembles qu’elle réalise se
distinguent par leur géométrie complexe,
mêlant le béton à la nature environnante.
Un passage de relais entre les créatrices
d’hier et celles d’aujourd’hui
Les Journées du Matrimoine sont une mise
en perspective entre des artistes du passé et
des créatrices contemporaines qui
s’emparent des œuvres mal connues de
leurs aînées pour les restituer à travers des performances artistiques. Elles effectuent un véritable
travail de création tout en valorisant des artistes qui n’auraient jamais dû rester dans l’ombre.
Accessibles à tous·tes, les Journées du Matrimoine concourent à favoriser l’égalité de genre dans
les arts et la culture.
Pour cette nouvelle édition, HF Île-de-France a lancé un appel à projets ouvert à toutes les
disciplines artistiques.
Des artistes, associations, collectifs et compagnies ont proposé des événements, dont une
quinzaine a été retenue, offrant une programmation riche et diversifiée. Tout au long du weekend, du théâtre, des conférences, concerts, expositions, projections et déambulations
historiques, seront proposés.
Le Matrimoine, une invitation à découvrir une soixantaine de créatrices dans tous les domaines artistiques parmi lesquelles Renée Gailhoustet, Pauline Oliveros, Marina Tsvetaïeva, Alma
Mahler, Marie Bracquemond, Zofia Piramowicz, Melba Liston, Eva Dell’Acqua, Melpo Merlier,
Marie de Gournay, Oum Kalthoum, Lilian Briggs, Mary Ellen Bute, Valentine de Saint-Point.
Ces femmes ont été architectes, autrices, poétesses, musiciennes, compositrices, peintresses,
actrices, sculptrices, chanteuses … souvent de leur vivant reconnues, mais une fois décédées,
oubliées, et pour certaines, volontairement effacées. Leurs œuvres n’ont pas été transmises aux
générations suivantes et se sont même vuesrécupérées par les hommes de leur entourage (mari,
père ou frère).
Pourtant ces femmes ont créé et joué un rôle-clé dans l’histoire. Certaines ont défié les pressions
sociales pour défendre la cause des femmes et faire avancer leur condition.
Réhabiliter ces femmes en les faisant sortir de l’oubli et les célébrer, c’est faire acte de militance féministe, démontrer qu’à toutes les époques, comme encore aujourd’hui, les femmes et en
particulier les créatrices, n’ont pas la place qu’elles méritent dans notre histoire.
À propos du Mouvement HF+
Le Mouvement HF+ est né en 2009, à l’initiative de militant·es féministes travaillant dans des
métiers artistiques ou culturels. Il réunit aujourd’hui 10 collectifs en France dont la plupart
organisent des Journées du Matrimoine.
Le mouvement a pour but le repérage des inégalités de genre et entre les femmes et les hommes
dans les arts et la culture, la mobilisation contre les discriminations observées et l’évolution vers
la parité. Ainsi, depuis plus de 10 ans, le mouvement mène un travail de fond pour sensibiliser et
alerter tous types de publics (professionnel·les, responsables institutionnel·les, élu·es, public,
etc.) sur les disparités existant entre hommes et femmes dans les domaines artistiques et
culturels.
En 2025, le Mouvement HF+ interpelle les collectivités territoriales
Le Matrimoine n’est pas encore suffisamment inscrit dans le langage, l’espace et l’opinion
publique et quasiment inexistant dans la politique culturelle nationale et locale. Il est temps qu’il
fasse pleinement et définitivement partie de la politique culturelle française et que les Journées
Européennes du Patrimoine (JEP) deviennent les Journées Européennes du Matrimoine et du
Patrimoine (JEMP), comme c’est déjà le cas à Rouen, Nantes, Angers. Pour aller dans ce sens, le
Mouvement HF+ a lancé une pétition https://www.change.org/p/pour-
2024
Du 20 au 22 septembre, HF+ organise les Journées du Matrimoine
En 2024, près de 200 rendez-vous seront proposés dans toute la France à travers des parcours,
lectures, concerts, conférences, projections, performances ou spectacles de théâtre.
10e édition des Journées du Matrimoine
Créées en septembre 2015 sous l’impulsion du Mouvement HF+, les Journées du Matrimoine font
écho aux Journées du Patrimoine. Le Mouvement HF+ est, quant à lui, né en 2009, à l’initiative
de femmes et d’hommes travaillant dans des métiers artistiques ou culturels. Il réunit aujourd’hui
11 collectifs en France dont la plupart organisent des Journées du Matrimoine.
Le mouvement a pour but le repérage des inégalités entre les femmes et les hommes dans les
arts et la culture, la mobilisation contre les discriminations observées et l’évolution vers la parité.
Ainsi, depuis plus de 10 ans, le mouvement mène un travail de fond pour sensibiliser et alerter tous types de publics (professionnel·les, responsables institutionnel·les, élu·es, public, etc.) sur
les disparités existant entre hommes et femmes dans les domaines artistiques et culturels.
Une mise en lumière des créatrices du passé
Mettant en abyme le passé avec le présent, des artistes contemporaines se réapproprient les
œuvres mal connues de leurs aînées à travers de nombreuses performances artistiques.
Accessibles à toustes, les Journées du Matrimoine éveillent les consciences et concourent à
favoriser l’égalité entre femmes et hommes dans les arts et la culture et plus largement dans notre
société.
Le Matrimoine et le Patrimoine doivent constituer notre héritage culturel commun
Pourquoi est-il important de parler de « Matrimoine » ?
Bien que le terme Matrimoine ait existé depuis le Moyen-Âge pour décrire les biens hérités de la mère, il fut supplanté par la notion de patrimoine et son usage resta longtemps limité. À partir des
années 2000, sous l’impulsion de la chercheuse et dramaturge Aurore Evain, le mot réapparaît
dans un sens nouveau sous la plume d’autrices et d’auteurs souhaitant insister sur le rôle des
femmes dans l’héritage culturel. Tout l’enjeu du Matrimoine est de revaloriser l’héritage des
créatrices, de les rendre visibles en leur redonnant la place qu’elles n’auraient jamais dû perdre
si l’histoire ne s’était écrite au masculin.
Ces femmes ont été autrices, poétesses, musiciennes, compositrices, peintresses, sculptrices,
cinéastes …souvent de leur vivant très reconnues, mais une fois mortes, oubliées, et pour
certaines, volontairement effacées. Leurs œuvres n’ont pas été transmises aux générations
suivantes voire récupérées par les hommes de leur entourage (mari, père ou frère).
Pourtant ces femmes ont toujours créé et joué un rôle-clé dans l’histoire.