ROBERT DUVALL  » Le Parrain ou Apocalypse now  » nous quittés RIP

ROBERT DUVALL

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Robert Duvall est un acteurréalisateurproducteur et scénariste américain, né le  à San Diego (Californie) et mort le  à Middleburg (Virginie).

Acteur à la longévité exceptionnelle (1962-2022), il est considéré comme l’un des plus grands de sa génération, ayant prêté ses traits — en second comme en premier rôle — à plusieurs classiques du cinéma.

Il commence sa carrière au début des années 1960 à la télévision, puis fait ses débuts au cinéma en 1962 dans Du silence et des ombres, où il incarne Boo Radley face à Gregory Peck.

Tout au long des années 1960 et 1970, Duvall enchaîne les seconds rôles tout en signant plusieurs compositions en tête d’affiche. Il apparaît ainsi dans Le Combat du capitaine Newman (1963) de David Miller, dans Bullitt (1968) aux côtés de Steve McQueen, puis dans Cent dollars pour un shérif (1969) face à John Wayne. Il poursuit avec MASH (1970) de Robert AltmanTHX 1138 (1971) de George Lucas et Joe Kidd (1972), où il donne la réplique à Clint Eastwood. La même année, il incarne Jesse James dans La Légende de Jesse James (1972) avec Cliff Robertson, avant de jouer dans Échec à l’organisation (1973), puis Conversation secrète (1974) de Francis Ford Coppola aux côtés de Gene Hackman. Il tient également un rôle dans Network : Main basse sur la télévision (1976) avec William Holden et Peter Finch, et prête ses traits au Dr Watson dans Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express (1976).

Sa carrière prend une dimension internationale lorsqu’il incarne Tom Hagen dans Le Parrain (1972) puis Le Parrain, 2e partie (1974). Réalisés par Coppola, ces deux films rassemblent un ensemble d’acteurs devenus cultes : Marlon BrandoAl Pacino et Robert De Niro. Son art du jeu vaut à l’acteur sa première nomination aux Oscars (1972). Duvall retrouve Coppola dans Apocalypse Now (1979), autre classique du cinéma américain, où il interprète le lieutenant-colonel Bill Kilgore, personnage devenu iconique grâce à la réplique « J’adore l’odeur du napalm au petit matin », inscrite par l’American Film Institute parmi les plus grandes citations du cinéma américain. Son jeu d’acteur lui vaut un BAFTA et un Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle. À la fin des années 1970, il s’illustre également dans The Great Santini (1979), rôle pour lequel il est de nouveau nommé à l’Oscar.

Au début des années 1980, il remporte l’Oscar du meilleur acteur pour Tendre Bonheur (1983), où il interprète un ancien chanteur de country alcoolique. Il apparaît ensuite dans Le Meilleur (1984) aux côtés de Robert Redford, puis dans Jours de tonnerre (1990) avec Tom Cruise. Il incarne Joseph Pulitzer dans Newsies (1992) face au jeune Christian Bale, puis joue dans Chute libre (1993) avec Michael Douglas. On le retrouve également dans Phénomène (1996) avec John Travolta, puis dans Préjudice (1998), un rôle qui lui vaut un Screen Actors Guild Award. Après avoir travaillé avec les grandes figures des générations précédentes et de la sienne, il partage, dans les années 2000, l’affiche avec les stars contemporaines. Duvall apparaît dans 60 secondes chrono (2000) avec Nicolas Cage ou encore dans Open Range (2003) avec Kevin Costner. Il joue aussi dans Crazy Heart (2009) avec Jeff BridgesLe Grand Jour (2010) avec Sissy Spacek, puis retrouve Tom Cruise dans Jack Reacher (2012). En 2014, il donne la réplique à Robert Downey Jr. dans Le Juge. En 2018, il apparaît dans Les Veuves (Widows) de Steve McQueen, avant de tourner dans Le Haut du panier (2022) avec Adam Sandler et Queen Latifah, sa dernière apparition à l’écran.

Il mène également une carrière à la télévision. En 1979, il interprète le général Dwight D. Eisenhower dans la mini-série Ike. En 1989, il incarne un ancien Texas Ranger dans Lonesome Dove, un western télévisé où il partage l’écran avec Tommy Lee Jones. En 1992, il joue Joseph Staline dans le téléfilm Stalin, performance récompensée par un quatrième Golden Globe. En 2006, il produit et interprète un vieux cow-boy dans Broken Trail, une mini-série qui lui apporte deux Emmy Awards.

Duvall apparaît dans huit films inscrits au National Film Registry, une liste de films préservés pour leur importance culturelle, historique ou esthétique[1].

Biographie

Jeunesse

Robert Selden Duvall naît le  à San Diego en Californie. Son père, William Howard Duvall (1904-1984), est rear admiral dans l’US Navy[2] et descend du protestant français Marin Duval qui fut un des premiers colons américains du XVIIe siècle. Sa mère Mildred Virginia (née Hart, 1901-1985), une actrice amateur apparentée à Robert E. Lee, général sudiste de la guerre de Sécession, est un membre de la famille Lee de Virginie.

Il déménage à l’âge de 10 ans avec sa famille sur la côte est, à Annapolis, dans le Maryland[3].

Étudiant

Il fait ses études au Principia College avant d’effectuer son service militaire en Corée pendant deux ans[4]. Grâce au financement de ses études par le gouvernement américain, le G.I. Bill, il part en 1955 pour New York et entre au Neighborhood Playhouse School of the Theatre, où il étudie le théâtre avec Sanford Meisner[3]. C’est à ce moment qu’il se met en colocation avec deux autres étudiants, Dustin Hoffman et Gene Hackman[5],[6],[7].

Carrière

En 1958, Robert Duvall rencontre le dramaturge Horton Foote, qui lui ouvre, cinq années plus tard, les portes du cinéma, avec le rôle de Boo Radley dans To Kill A Mockingbird (1962)[8]. Durant les années 1960, il joue dans quelques séries télévisées, comme La Quatrième Dimension, avant de se consacrer au cinéma, avec des petits rôles dans Bullitt (1968) ou dans Cent Dollars pour un shérif (1969). Francis Ford Coppola lui offre un rôle important dans Les gens de la pluie[5].

Les années 1970 lui ouvrent la voie du succès, notamment pour son rôle du major Franck Burns dans M*A*S*H. Davantage que le rôle principal de THX 1138, le premier film de George Lucas, c’est son personnage de Tom Hagen dans Le Parrain en 1972, pour lequel il est nommé aux Oscars, qui développe sa notoriété. Deuxième film avec Francis Ford Coppola, leur collaboration se poursuit avec Le Parrain 2, puis, en 1979, avec Apocalypse Now, où il joue le lieutenant-colonel Bill Kilgore. Grâce à la qualité de son jeu et une réplique devenue culte : « J’adore respirer l’odeur du napalm le matin », il obtient à nouveau une nomination aux Oscars pour le meilleur second rôle[3].

Il a été nommé aux Oscars comme meilleur second rôle dans Préjudice (1998), et comme meilleur acteur dans The Great Santini (1980) et dans Le Prédicateur (1997). Il a remporté l’Oscar pour son rôle dans Tendre Bonheur (1983).

The Apostle, ainsi que Assassination tango, un thriller sur l’un de ses sujets favoris, le tango, lui doivent leur succès critique.

Vie privée

Duvall a été marié trois fois, avec :

  • Barbara Benjamin (1964-1975)
  • Gail Youngs (1982-1986)
  • Sharon Brophy (1991-1996)

Il est en couple depuis 2005 avec sa partenaire dans Assassination Tango, l’actrice Luciana Pedraza (en).

Mort

Robert Duvall meurt le 15 février 2026 dans son ranch de Middleburg, en Virginie, à l’âge de 95 ans[9]. Sa femme, Luciana Duvall, l’a annoncé dans un communiqué partagé par les réseaux sociaux.[10]

Filmographie

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».

Acteur

Cinéma

Années 1960
Années 1970
Années 1980
Années 1990
Années 2000
Années 2010
Années 2020

Télévision

Réalisateur

Producteur / coproducteur / producteur délégué

Distinctions

Récompenses

Nominations

Voix françaises

  • Jacques Richard (*1931 – 2002) dans :
    • Bullitt
    • Chute libre
    • Geronimo
    • Le Journal
    • Les Aventuriers de l’or noir
    • Amour et Mensonges
    • Phénomène
    • Préjudice
    • 60 secondes chrono
    • À l’aube du sixième jour
    • John Q
  • Claude Brosset (*1943 – 2007) dans :
    • Jours de tonnerre
    • Rambling Rose
    • Les Amants du nouveau monde
    • Assassination Tango
    • Open Range
    • Le Secret des frères McCann
    • Lucky You
  • François Chaumette (*1923 – 1996) dans :
    • Le Parrain, 2e partie (1er doublage)
    • Network : Main basse sur la télévision
    • Le Plus Grand
    • Betsy
  • Richard Leblond[11] (*1944 – 2018) dans :
    • Broken Trail (mini-série)
    • Le Grand Jour
    • Hemingway and Gellhorn (téléfilm)
    • Wild Horses
  • Dominique Paturel (*1931 – 2022) dans :
    • La Poursuite impitoyable
    • La nuit nous appartient
    • Jack Reacher
  • Roger Rudel (*1921 – 2008) dans :
    • Cent Dollars pour un shérif
    • La Légende de Jesse James
    • Joe Kidd
  • Gabriel Cattand (*1923 – 1997) dans :
    • M*A*S*H
    • Sherlock Holmes attaque l’Orient-Express
    • Deux Cent Mille Dollars en cavale
  • Bernard-Pierre Donnadieu (*1949 – 2010) dans :
    • Apocalypse Now Redux
    • La Couleur du destin
    • Match en famille (téléfilm)
  • Michel Ruhl (*1934 – 2022) dans :
    • Thank You for Smoking
    • Le Juge
    • Les Veuves
  • Pierre Trabaud (*1922 – 2005) dans :
    • Le Détective
    • Le Meilleur
  • Marcel Bozzuffi (*1929 – 1988) dans :
    • Les Gens de la pluie
    • Sanglantes Confessions
  • Marc Cassot (*1923 – 2016) dans :
    • THX 1138 (1er doublage)
    • Tout… sauf en famille
  • William Sabatier (*1923 – 2019) dans :
    • L’Homme de la loi
    • Police Connection
  • Marc de Georgi (*1931 – 2003) dans :
    • Tueur d’élite
    • Lonesome Dove (mini-série)
  • Guy Chapellier[11] dans :
    • Le Parrain (2e doublage)
    • Le Parrain, 2e partie (2e doublage)
  • Michel Bedetti dans :
    • La Route
    • Les Insoumis
Et aussi

Notes et références

  1. « Robert Duvall – Anecdotes [archive] », sur IMDb (consulté le )
  2. Corentin Palanchini, « Biographie de Robert Duvall [archive] », sur allocine.com (consulté le ).
  3. (en) « Biographie de Robert Duvall sur le “Journal of Religion and Film” » [archive du ], sur unomaha.eduuniversité du Nebraska (consulté le ).
  4. (en)« Biographie de Robert Duvall sur starpulse.com [archive] », starpulse.com (consulté le ).
  5. (en)« Biographie de Robert Duvall sur aufeminin.com [archive] », aufeminin.com (consulté le ).
  6. (en)« Biographie de Robert Duvall sur imdb.com [archive] », IMDb (consulté le ).
  7. (en)« Biographie de Robert Duvall sur Answers.com [archive] », Answers.com (consulté le ).
  8. « Biographie de Robert Duvall sur cinemovies.fr [archive] » (consulté le ).
  9. (en-US) Mike Barnes, « Robert Duvall, All-Purpose Actor With Few Peers, Dies at 95 [archive] », sur The Hollywood Reporter (consulté le )
  10. Zone Arts- ICI.Radio-Canada.ca, « L’acteur Robert Duvall s’éteint à 95 ans [archive] », sur Radio-Canada (consulté le )
  11. « Comédiens ayant doublé Robert Duvall en France [archive] », sur RS Doublage.

Liens externes

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