Camille Seghers et Alexis Thibaut de Maisières infos
Camille Seghers et Alexis Thibaut de Maisières

Le 22 mai 2026, la violoncelliste Camille Seghers et le pianiste-arrangeur Alexis Thibaut de Maisières publient chez Paraty T’as voulu voir Jacques Brel et on a vu…, un album où treize chansons de Brel dialoguent avec Ravel, Schubert, Chopin, Offenbach, Chostakovitch ou Rimski-Korsakov.
Né sur scène, d’abord sous la forme d’une série de bis, ce projet repose sur une idée simple : faire entendre Brel sans les mots, dans un dialogue inédit avec la musique classique. Le violoncelle prend la place de la voix et porte la ligne chantée, tandis que les arrangements au piano font naître des atmosphères contrastées, du cabaret au salon, jusqu’au concert.
L’album révèle notamment le lien entre Les Désespérés et le Concerto en sol de Ravel, entendu par Brel chez Gérard Jouannest. Une manière de montrer que chanson et classique ne sont pas ici deux mondes séparés, mais deux formes qui peuvent se répondre de l’intérieur
Le 22 mai 2026, la violoncelliste Camille Seghers et le pianiste-arrangeur Alexis Thibaut de Maisières publient chez Paraty T’as voulu voir Jacques Brel et on a vu…, un album où treize chansons de Brel dialoguent avec Ravel, Schubert, Chopin, Offenbach, Chostakovitch ou Rimski-Korsakov.
En savoir plus :
Site artiste : https://www.camilleseghers.
Quand les chansons de Brel deviennent musique de chambre et que le
classique, par l’art des arrangements, gagne le naturel de la chanson
Avec T’as voulu voir Jacques Brel et on a vu…, Camille Seghers et Alexis Thibaut de Maisières inventent
un jeu de miroir entre les chansons les plus iconiques de Brel et leur propre univers classique. Le
violoncelle y devient chanteur sans paroles ; le piano, tour à tour orchestre et passerelle, ouvre un lieu de
rencontre entre deux mémoires musicales.
La sortie de T’as voulu voir Jacques Brel et on a vu…, nouvel album de la violoncelliste Camille Seghers et du
pianiste-arrangeur Alexis Thibaut de Maisières, est prévue le 22 mai 2026 chez Paraty. Ce programme fait
dialoguer treize chansons de Jacques Brel avec de grandes pages du répertoire classique, dans des
arrangements signés Alexis Thibaut de Maisières.
À l’origine du projet, il y a une intuition née sur scène. Imaginées d’abord comme une série de bis, ces chansons
ont pris forme au fil des concerts, avant de constituer un cycle à part entière. Le public y reconnaissait Brel sans
que les mots soient prononcés ; il entendait aussi, derrière les mélodies, des correspondances inattendues avec
le répertoire classique. Cette double reconnaissance est devenue le moteur du disque.
Jacques Brel travaillait avec ses musiciens dans un rapport direct à l’impulsion : une idée, un sentiment, un
rythme, un motif pouvaient devenir le point de naissance d’une chanson. Alexis Thibaut de Maisières choisit ici de
faire le chemin inverse. À partir des chansons de Brel, il cherche ce qui aurait pu en être la source, le
soubassement ou l’écho classique. Chaque arrangement devient ainsi une hypothèse musicale : non pas un
commentaire, mais une manière de faire apparaître ce que la chanson porte déjà en elle.
Cette démarche trouve un exemple central dans Les Désespérés. Gérard Jouannest, pianiste de formation
classique et compagnon essentiel de Brel, avait travaillé le Concerto en sol de Ravel auprès d’Yvonne Lefébure.
Dans le mouvement lent de cette œuvre, Brel entendit la matière qui allait donner naissance à la chanson. Pour
Alexis Thibaut de Maisières, Les Désespérés devient alors la clef de voûte du projet : la preuve que, chez Brel, la
chanson et le classique ne sont pas deux mondes étrangers, mais deux formes capables de se répondre de
l’intérieur.
L’album prolonge cette intuition à travers tout un réseau de rencontres. Les Cœurs tendres croisent Ravel
; Marieke se place en regard de laBarcarolle d’Offenbach ; Les Flamandes rejoignent une polka de Chostakovitch
; Ne me quitte pas rencontre Schubert ;Vesoul s’approche de Chopin ; Bruxelles convoque l’énergie de Rimski-
Korsakov. Ces rapprochements ne relèvent pas du clin d’œil érudit. Ils ouvrent aux chansons un autre espace
d’écoute, tout en permettant aux œuvres classiques de gagner le naturel, l’élan et l’adresse immédiate de la
chanson.
Dans ce jeu de miroir, le violoncelle occupe la place la plus exposée : celle de la voix. Mais il ne s’agit jamais
d’imiter Brel car le modèle est inimitable. Privé de paroles et de gestes, le violoncelle porte autrement la ligne
chantée, par le timbre, l’inflexion, la tension, la rupture, la pudeur ou l’excès. Les paroles sont déjà dans la
mémoire du public ; l’instrument les convoque sans les prononcer.
Le piano, lui, devient l’espace de transformation. Il accompagne, bien sûr, mais il fait surtout circuler les chansons
entre plusieurs mondes : celui du cabaret, de la scène, du salon, du concert. Par ses arrangements, Alexis
Thibaut de Maisières fait apparaître un Brel profondément musicien, entouré de collaborateurs dont la culture
classique a marqué l’écriture même des chansons.
À travers T’as voulu voir Jacques Brel et on a vu…, Camille Seghers et Alexis Thibaut de Maisières ne proposent
pas une version décorative ou nostalgique de Brel. Ils font entendre la vitalité musicale d’un répertoire devenu
patrimoine, en révélant ce qui le relie naturellement aux grandes formes classiques.