Aguttes I Raymond Cauchetier, Le photographe de la Nouvelle Vague
Aguttes I Raymond Cauchetier, Le photographe de la Nouvelle Vague

L’hymne à l’amour.
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier,
Le photographe de la Nouvelle Vague
Vente aux enchères publiques :
Lundi 12 octobre 2026,
au Cinéma Le Saint Germain des Prés, Paris

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle. Jean-Luc Godard. Le Baiser des Champs-Elysées. Jean Seberg et Jean‑Paul Belmondo, Champs‑Élysées, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, fin des années 1959, signée au crayon, numérotée P004‑56 (référence de laboratoire), avec tampon Copyright au verso.
Format : 17,5 × 22,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 3 000 / 3 500 €
Paris, le 7 septembre 2026. Après la donation de 1200 tirages vintage de Raymond Cauchetier, en février 2026, par son épouse Kaoru Cauchetier à la BnF*, Aguttes présente aux enchères, le 12 octobre 2026 à Saint-Germain-des-Prés (Paris), 218 photographies de ce témoin privilégié de la Nouvelle Vague. Cette sélection représente la dernière partie du fonds photographique de Raymond Cauchetier, après cette importante donation.
En amont, Aguttes organise une semaine « Nouvelle Vague », à son bureau Paris VIe, ainsi qu’au cinéma mythique de ce mouvement, mêlant exposition et projection. Son département Pop Culture & Memorabilia apporte ainsi un nouvel éclairage sur ce photo-reporter de guerre devenu le photographe de la Nouvelle Vague.
« Pour rendre hommage à Raymond, j’ai souhaité accomplir un geste qui me semblait essentiel : faire don de ses œuvres à la BnF, en février 2026, afin qu’elles entrent dans le patrimoine et continuent de témoigner de son regard. Mais je tenais également à ce que les amoureux de la Nouvelle Vague puissent conserver une part de cette histoire. C’est pourquoi j’ai réservé une petite sélection de tirages vintage, ainsi que quelques tirages réalisés plus tard pour de grandes expositions, notamment le Salon de la Photo, l’hommage au 30e anniversaire de la disparition de François Truffaut et les Rencontres d’Arles.»
Kaoru Cauchetier, épouse de Raymond Cauchetier
Un fonds photographique comprenant les clichés les plus emblématiques de la Nouvelle Vague
« Avant de connaître son nom, tout le monde connaissait à travers le monde déjà ses images. Bien avant que Raymond Cauchetier n’entre dans les institutions et dans les cartels d’exposition, ses photographies avaient déjà façonné, à bas bruit, ce que chacun garde en tête de la Nouvelle Vague. Jean Seberg descendant les Champs-Élysées, tee-shirt New York Herald Tribune, Belmondo allongé sur un lit de fortune, Jeanne Moreau courant sur un pont, Anouk Aimée dans la lumière d’un cabaret : ces visions ont longtemps circulé dans les livres, les magazines, les affiches et les galeries, parfois bien avant la découverte des films eux-mêmes. »
Arthur Perault, Responsable du département Pop Culture & Memorabilia
Kaoru Cauchetier a sélectionné et confié à Aguttes un ensemble de tirages avec la volonté de mettre en lumière la richesse et l’avant-gardisme du travail de Raymond Cauchetier (1920 – 2021), photographe de plateau de la Nouvelle Vague. Son épouse a ainsi choisi des tirages vintage (18×24 cm) ou postérieurs, parfois de plus grands formats sur dibond ou aluminium.
Si certaines photographies de Raymond Cauchetier ont ancré dans la mémoire collective plusieurs films de la Nouvelle Vague, au travers de reproductions, de couvertures et d’accrochages, le catalogue de L’hymne à l’amour. Collection Kaoru et Raymond Cauchetier, Le photographe de la Nouvelle Vague, dévoile des baisers volés, des images capturées de travail, des photographies de tournages, dits « hors film ». Cette publication réunit des clichés vintage par ordre d’apparition de quelques films : pour À bout de souffle et pour Jules et Jim, on peut revivre le film, juste en regardant les clichés à la manière d’un roman-photo. La deuxième partie de la vente s’articule, quant à elle, sur l’institutionnalisation de Cauchetier.
Cet ensemble de 218 photographies passera aux enchères le 12 octobre 2026, avec des estimations oscillant entre 400 et 6000 €. Pour la dernière fois, amateurs et cinéphiles pourront ainsi acquérir des clichés provenant directement du fonds photographique Raymond Cauchetier. Une exposition publique se tiendra du 7 au 11 octobre 2026, au bureau d’Aguttes dans le VIe, en face de l’église Saint-Germain-des-Prés.
Entre photojournalisme et photo d’art, Raymond Cauchetier a réinventé la photographie de plateau, et travaillé sur les films de Jean-Luc Godard, François Truffaut, Jacques Demy, Agnès Varda, ou encore Claude Chabrol. Apparue à la fin des années 1950, la Nouvelle Vague bouscule les règles établies du cinéma traditionnel et doit son nom à Françoise Giroud, qui désigne ainsi ce mouvement précurseur en 1957 dans L’Express.
« Jean-Luc Godard a tout cassé. C’était la révolution. De mon côté, j’ai réinventé la photo de cinéma, à mes risques et périls. On m’a demandé de ne pas faire du reportage et de faire des photos classiques. Mais mon but était de montrer des moments exceptionnels. »
Raymond Cauchetier, La Nouvelle Vague, Hugo Image, Paris, 2022, p.16
À bout de souffle marque un tournant dans la carrière de Raymond Cauchetier. Initié au photo-reportage, celui-ci, lors de ce deuxième plateau de cinéma*, suit les acteurs avant et après la prise, capte les moments de flottement, les gestes techniques, la complicité entre équipe et comédiens. Dans ce hors-champ du film, il nous livre des images qui ne relèvent plus seulement de la promotion, mais d’un témoignage et d’une véritable écriture photographique, qui continue d’exister loin de l’écran.
*premier plateau de cinéma en Indochine : Mort en fraude — Marcel Camus (1956)

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean-Paul Belmondo lisant son texte, à ses côtés Jean-Luc Godard et Jean Seberg, sur les Champs-Elysées, Paris, 1959.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre titrée avec tampons Copyright et numéro de négatif 13 au verso. Format : 17,5 x 23,8 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1500 / 2500 €
Toujours à propos du chef-d’œuvre de Godard :
« À dire vrai, il faut admettre que tout ce qui devait faire la renommée de la Nouvelle Vague n’avait pas été conçu délibérément. C’est parce qu’il a été obligé de travailler avec trois bouts de ficelle, sans le secours de la formidable machinerie du cinéma classique, que Godard, contraint et forcé, a créé, sans l’avoir vraiment voulu, un style plus proche du roman-photo que des Dix Commandements, mais qui, magnifié par son génie, devait défier le temps, et lui apporter la célébrité. »
Raymond Cauchetier
Jean Collet, À bout de souffle : un film de Jean-Luc Godard
L’hymne à l’amour.
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier,
Le photographe de la Nouvelle Vague
Vente aux enchères publiques :
Lundi 12 octobre 2026,
au Cinéma Le Saint Germain des Prés, Paris

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle. Jean-Luc Godard. Le Baiser des Champs-Elysées. Jean Seberg et Jean‑Paul Belmondo, Champs‑Élysées, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, fin des années 1959, signée au crayon, numérotée P004‑56 (référence de laboratoire), avec tampon Copyright au verso.
Format : 17,5 × 22,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 3 000 / 3 500 €
Paris, le 7 septembre 2026. Après la donation de 1200 tirages vintage de Raymond Cauchetier, en février 2026, par son épouse Kaoru Cauchetier à la BnF*, Aguttes présente aux enchères, le 12 octobre 2026 à Saint-Germain-des-Prés (Paris), 218 photographies de ce témoin privilégié de la Nouvelle Vague. Cette sélection représente la dernière partie du fonds photographique de Raymond Cauchetier, après cette importante donation.
En amont, Aguttes organise une semaine « Nouvelle Vague », à son bureau Paris VIe, ainsi qu’au cinéma mythique de ce mouvement, mêlant exposition et projection. Son département Pop Culture & Memorabilia apporte ainsi un nouvel éclairage sur ce photo-reporter de guerre devenu le photographe de la Nouvelle Vague.
« Pour rendre hommage à Raymond, j’ai souhaité accomplir un geste qui me semblait essentiel : faire don de ses œuvres à la BnF, en février 2026, afin qu’elles entrent dans le patrimoine et continuent de témoigner de son regard. Mais je tenais également à ce que les amoureux de la Nouvelle Vague puissent conserver une part de cette histoire. C’est pourquoi j’ai réservé une petite sélection de tirages vintage, ainsi que quelques tirages réalisés plus tard pour de grandes expositions, notamment le Salon de la Photo, l’hommage au 30e anniversaire de la disparition de François Truffaut et les Rencontres d’Arles.»
Kaoru Cauchetier, épouse de Raymond Cauchetier
Un fonds photographique comprenant les clichés les plus emblématiques de la Nouvelle Vague
« Avant de connaître son nom, tout le monde connaissait à travers le monde déjà ses images. Bien avant que Raymond Cauchetier n’entre dans les institutions et dans les cartels d’exposition, ses photographies avaient déjà façonné, à bas bruit, ce que chacun garde en tête de la Nouvelle Vague. Jean Seberg descendant les Champs-Élysées, tee-shirt New York Herald Tribune, Belmondo allongé sur un lit de fortune, Jeanne Moreau courant sur un pont, Anouk Aimée dans la lumière d’un cabaret : ces visions ont longtemps circulé dans les livres, les magazines, les affiches et les galeries, parfois bien avant la découverte des films eux-mêmes. »
Arthur Perault, Responsable du département Pop Culture & Memorabilia
Kaoru Cauchetier a sélectionné et confié à Aguttes un ensemble de tirages avec la volonté de mettre en lumière la richesse et l’avant-gardisme du travail de Raymond Cauchetier (1920 – 2021), photographe de plateau de la Nouvelle Vague. Son épouse a ainsi choisi des tirages vintage (18×24 cm) ou postérieurs, parfois de plus grands formats sur dibond ou aluminium.
Si certaines photographies de Raymond Cauchetier ont ancré dans la mémoire collective plusieurs films de la Nouvelle Vague, au travers de reproductions, de couvertures et d’accrochages, le catalogue de L’hymne à l’amour. Collection Kaoru et Raymond Cauchetier, Le photographe de la Nouvelle Vague, dévoile des baisers volés, des images capturées de travail, des photographies de tournages, dits « hors film ». Cette publication réunit des clichés vintage par ordre d’apparition de quelques films : pour À bout de souffle et pour Jules et Jim, on peut revivre le film, juste en regardant les clichés à la manière d’un roman-photo. La deuxième partie de la vente s’articule, quant à elle, sur l’institutionnalisation de Cauchetier.
Cet ensemble de 218 photographies passera aux enchères le 12 octobre 2026, avec des estimations oscillant entre 400 et 6000 €. Pour la dernière fois, amateurs et cinéphiles pourront ainsi acquérir des clichés provenant directement du fonds photographique Raymond Cauchetier. Une exposition publique se tiendra du 7 au 11 octobre 2026, au bureau d’Aguttes dans le VIe, en face de l’église Saint-Germain-des-Prés.
Entre photojournalisme et photo d’art, Raymond Cauchetier a réinventé la photographie de plateau, et travaillé sur les films de Jean-Luc Godard, François Truffaut, Jacques Demy, Agnès Varda, ou encore Claude Chabrol. Apparue à la fin des années 1950, la Nouvelle Vague bouscule les règles établies du cinéma traditionnel et doit son nom à Françoise Giroud, qui désigne ainsi ce mouvement précurseur en 1957 dans L’Express.
« Jean-Luc Godard a tout cassé. C’était la révolution. De mon côté, j’ai réinventé la photo de cinéma, à mes risques et périls. On m’a demandé de ne pas faire du reportage et de faire des photos classiques. Mais mon but était de montrer des moments exceptionnels. »
Raymond Cauchetier, La Nouvelle Vague, Hugo Image, Paris, 2022, p.16
À bout de souffle marque un tournant dans la carrière de Raymond Cauchetier. Initié au photo-reportage, celui-ci, lors de ce deuxième plateau de cinéma*, suit les acteurs avant et après la prise, capte les moments de flottement, les gestes techniques, la complicité entre équipe et comédiens. Dans ce hors-champ du film, il nous livre des images qui ne relèvent plus seulement de la promotion, mais d’un témoignage et d’une véritable écriture photographique, qui continue d’exister loin de l’écran.
*premier plateau de cinéma en Indochine : Mort en fraude — Marcel Camus (1956)

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean-Paul Belmondo lisant son texte, à ses côtés Jean-Luc Godard et Jean Seberg, sur les Champs-Elysées, Paris, 1959.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre titrée avec tampons Copyright et numéro de négatif 13 au verso. Format : 17,5 x 23,8 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1500 / 2500 €
Toujours à propos du chef-d’œuvre de Godard :
« À dire vrai, il faut admettre que tout ce qui devait faire la renommée de la Nouvelle Vague n’avait pas été conçu délibérément. C’est parce qu’il a été obligé de travailler avec trois bouts de ficelle, sans le secours de la formidable machinerie du cinéma classique, que Godard, contraint et forcé, a créé, sans l’avoir vraiment voulu, un style plus proche du roman-photo que des Dix Commandements, mais qui, magnifié par son génie, devait défier le temps, et lui apporter la célébrité. »
Raymond Cauchetier
Jean Collet, À bout de souffle : un film de Jean-Luc Godard

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Tournage dans la chambre 12 de l’Hôtel de Suède, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre au verso par l’artiste.
Format : 17,5 x 24 cm
Collection Kaoru et Raymonde Cauchetier
Estimation : 700/1000 €
Comme le souligne Arthur Perault, « La descente sur les Champs-Élysées, les pauses dans la chambre 12, les instants volés entre Seberg, Belmondo et Godard dessinent, en parallèle du film, une autre narration : celle de la liberté nouvelle des corps, de la ville comme décor naturel, d’un cinéma qui se fabrique à vue. Ce sont ces images qui, reproduites à l’infini, ont fait d’À bout de souffle non plus seulement un film important, mais un capital de figures immédiatement reconnaissables. »

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Jules et Jim, François Truffaut. La Course sur la passerelle, Jules (Henri Serre), Jim (Oskar Werner) et Catherine (Jeanne Moreau), deuxième prise, Charenton‑le‑Pont, 1961.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre par l’artiste, avec tampon Copyright et numéro de négatif 57/609 au verso.
Image : 17,5 × 24 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 2 000 / 3 000 €
Cette première expérience s’avère décisive, et d’autres films suivent, notamment avec Truffaut ou Demy. Au cours des tournages, Raymond Cauchetier garde son approche si personnelle et continue de saisir ses personnages sur le vif… Devenues mythiques, plusieurs scènes, à l’instar du triangle de Jules et Jim sur le pont, des silhouettes de Lola à Nantes, des errances de Cléo de 5 à 7 doivent autant à la mise en scène des cinéastes qu’à l’œil du photographe qui les a fixées à jamais.
Grâce à Raymond Cauchetier, la Nouvelle Vague bénéficie d’une renommée populaire : longtemps bien plus connues que leur auteur, ses photographies constituent des images repères. Le grand public se réfère à cette iconographie, lorsqu’il pense au cinéma français d’auteurs, et au-delà, aux années 1960 en France. Plusieurs rétrospectives récentes, notamment aux Rencontres d’Arles (2021) ou encore à la Galerie photo de l’Institut Lumière (2014), des expositions comme l’hommage à François Truffaut (Cinémathèque, 2014-2015), et l’entrée de 1200 tirages d’époque dans les collections de la BnF, ont amené cinéphiles, amateurs et curieux à découvrir cette figure mythique de la Nouvelle Vague. Le public retrouvera des clichés de Raymond Cauchetier dans l’exposition Jean-Paul Belmondo, Le magnifique, qui se tient du 7 octobre 2026 au 31 janvier 2027.
https://raymond-cauchetier.
Kaoru Cauchetier, transmission et mémoire
« C’est sans rendez-vous et par hasard que Kaoru Cauchetier a poussé la porte du bureau Aguttes, boulevard Saint-Germain, un mercredi après-midi. Pas tout à fait par hasard, car à une centaine de mètres de là, en 1959, Raymond Cauchetier, l’amour de sa vie, prenait l’une des premières photographies de sa carrière de photographe de plateau, sur le tournage d’À bout de souffle. Jean-Paul Belmondo, Jean-Luc Godard et le producteur Georges de Beauregard posaient pour lui en pied devant le portail de l’église Saint-Germain-des-Prés. »
Juliette Rode, responsable du bureau Aguttes à Saint-Germain-des-Prés, et commissaire-priseur de la vente

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean-Paul Belmondo, Jean-Luc Godard et le producteur Georges de Beauregard devant l’église Saint-Germain-des-Prés, Sur le tournage du film, Paris, 1959.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre avec tampon Copyright au verso.
Format : 24 x 17,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1500 / 2200 €
Bien qu’elle n’ait pas connu la Nouvelle Vague, Kaoru Cauchetier n’en demeure pas moins l’une des mémoires vivantes de ce mouvement cinématographique. Arrivée en France en avril 1971 pour un séjour linguistique de quatre mois, elle y restera après avoir rencontré Raymond Cauchetier.
Aujourd’hui ayant droit de son mari, elle connaît, pour chaque film couvert par Raymond Cauchetier, les lieux, les acteurs, les dates, chacune des rencontres et anecdotes. Au-delà du fonds photographique, elle détient des archives inédites, et aura, par ailleurs, collaboré à tous ses projets à partir de 2006.

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Kaoru Cauchetier, les cheveux noirs flottant au vent, dans le parfum de la Toscane, au temps heureux, à l’occasion du tournage consacré aux sculptures romanes, mai 1987.
Épreuve numérique tirée en 2013 pour la première rétrospective de Raymond Cauchetier, Paris, Salon de la Photo, Flash-back sur Raymond Cauchetier, 7–11 novembre 2013.

Format : 60 x 50 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Clou final de la vente L’hymne à l’amour, cette photo sera conjointement vendue avec l’un des appareils photo de Raymond Cauchetier, ayant servi pendant les tournages de la Nouvelle Vague, un mamiya C330 Professional.
Avec sa donation de 1200 tirages d’époque à la BnF en février 2026, Kaoru Cauchetier a fait entrer l’œuvre de son mari dans les collections publiques. Elle souhaite, par cette donation, que le plus grand nombre profite, longtemps, des œuvres de Raymond Cauchetier, et que ces clichés servent également à des étudiants et chercheurs en cinéma.
Par ailleurs, en confiant à Aguttes une sélection de clichés, elle contribue à faire rayonner autrement le travail de Raymond Cauchetier. Kaoru Cauchetier aura ainsi suivi les dernières volontés de son mari, en veillant à la fois, à la conservation, au partage et à la diffusion de son œuvre.
Raymond Cauchetier (1920 – 2021), de photo-reporter à photographe de plateau de cinéma
Raymond Cauchetier découvre la photographie lors de son séjour en Indochine en 1951, et il réalise au Rolleiflex son premier ouvrage, Ciel de guerre en Indochine, consacré à la vie du personnel de l’armée de l’air. Après la guerre, il se passionne pour l’architecture ancienne du Vietnam et du Cambodge, qu’il avait découverte étant enfant lors de l’Exposition coloniale de 1931 à Paris.

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Une femme est une femme Jean-Luc Godard. “Raymond Cauchetier, vous êtes dans le champ !”, Jean-Luc Godard prépare un plan sur un balcon, Paris, 1960.
Épreuve argentique tirée à partir du négatif sur papier baryté et contrecollée sur une plaque d’aluminium. Sur deux étiquettes au verso : signée au feutre avec tampon Copyright.
Format : 50 x 60 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1500/2500 €
Épreuve tirée en 2013 à l’occasion de l’exposition Flashback sur Raymond Cauchetier au Salon de la Photo, Paris-Expo Porte de Versailles, Paris, 7–11 novembre 2013.
À son retour en France en 1957, il entre dans le monde du cinéma grâce à Hubert Serra, qui le présente à Georges de Beauregard, producteur du premier long-métrage de Jean-Luc Godard À bout de souffle. Si ce film bouleversa les codes du cinéma, le travail de Raymond Cauchetier révolutionna ceux de la photographie cinématographique.
C’est dans le cinéma ayant appartenu à Georges de Beauregard, Le Saint Germain des Prés, et dans son bureau d’estimation situé boulevard Saint-Germain, que la maison de ventes Aguttes organise en octobre une série d’événements rendant hommage à Raymond Cauchetier, le photographe de la Nouvelle Vague.
Celui-ci nous a également laissé un important travail autour des temples d’Angkor, sur la guerre d’Indochine, mais aussi la sculpture romane.
Le Cinéma, l’Amour, Paris, la Mode, la Femme libre…
Florilège de visuels disponibles pour la presse

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. La Descente des Champs-Elysées, Jean Seberg et Jean‑Paul Belmondo, Champs‑Élysées, Paris, 1959.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre et titrée, annotée (taille et références) au crayon, avec tampon Copyright au verso.
Format : 18 x 24 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 2500 / 3500 €

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Jules et Jim, François Truffaut. La Danse ou Le Gant abandonné, Oskar Werner et Henri Serre, Paris, 1961.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1961, signée 554 au crayon et titrée, avec tampons Copyright et numéro de négatif 554 au verso.
Format : 18 x 24 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 2500 / 3500 euros
https://raymond-cauchetier.

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean-Paul Belmondo lisant son journal, entre deux prises, au loin Notre-Dame, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1959, signée au crayon avec tampon Copyright au verso.
Format : 24 x 17,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1500/2500 €

Raymond CAUCHETIER (1920–2021)
La Baie des Anges, Jacques Demy. Jeanne Moreau à la roulette, Nice, 1962.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre et titrée avec tampon Copyright au verso.
Format : 21,5 x 16,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 800/1200 €

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Une femme est une femme, Jean-Luc Godard. Anna Karina traversant la rue, Paris, 1961.
Épreuve numérique tirée en 2021 sur papier baryté, contrecollée sur aluminium (Dibond), avec tampon Copyright au verso.
Format : 30 x 40 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 500 / 700 €

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean Seberg au chapeau les yeux fermés, Hôtel de Suède, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre avec tampon Copyright au verso.
Format : 17,5 x 24 cm.
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1000/1500 €

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Le Baiser de la salle de bain, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
Épreuve argentique contemporaine, signée au feutre en bas à droite au recto, avec tampon Copyright au verso.
Format : 24 x 18 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 700 / 1000 €

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Une femme est une femme, Jean-Luc Godard. Le Baiser d’Angela, Anna Karina et Jean-Claude Brialy, sur le tournage du film, Paris, 1960.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin de l’année 1960, signée au crayon avec cachet Copyright et numéro de négatif 1070 au verso.
Format : 24 x 18 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1400/2200 €

©Raymond CAUCHETlER (1920- 2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo dans la salle de bain de la chambre 12 de l’Hôtel de Suède, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1959, signée et titrée au crayon avec tampon Copyright et numéro de négatif 4909 au verso.
Format : 18,5 x 23,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1500/2500 €

©Raymond CAUCHETlER (1920- 2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Au Royal St-Germain avec l’équipe du tournage en terrasse, Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1959, signée au crayon avec tampon Copyright et numéro de négatif 2703 au verso.
Format : 18,5 x 23,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1000 / 1500 €

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg, Jean-Luc Godard, François Moreuil et Raoul Cotard au café la nuit, sur le tournage du film, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1959, signée au crayon avec tampon Copyright au verso.
Format : 18 x 23 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1000 / 1500 €
Nouvelle Vague I liste des films pour lesquels Raymond Cauchetier a été photographe de plateau :
● Mort en fraude — Marcel Camus (1956)
● Ramuntcho — Pierre Schoendoerffer (1958)
● Pêcheur d’Islande — Pierre Schoendoerffer (1958)
● À bout de souffle — Jean-Luc Godard (1959)
● Mourir d’amour — Dany Fog (1960)
● Lola — Jacques Demy (1960)
● Une femme est une femme — Jean-Luc Godard (1960)
● Adieu Philippine — Jacques Rozier (1960)
● Il suffit d’aimer — Robert Darène (1960)
● Tirez sur le pianiste — François Truffaut (partiel) (1960)
● La Poupée — Jacques Baratier (1961)
● L’Œil du Malin — Claude Chabrol (1961)
● Léon Morin, prêtre — Jean-Pierre Melville (1961)
● Jules et Jim — François Truffaut (1961)
● Cléo de 5 à 7 — Agnès Varda (partiel) (1961)
● La Baie des Anges — Jacques Demy (1962)
● Antoine et Colette — François Truffaut (1962)
● Landru — Claude Chabrol (1962)
● Peau de banane — Marcel Ophuls (1963)
● La Peau douce — François Truffaut (1963)
● Les Baisers – Baiser de 16 ans — Claude Berri (1963)
● Les Baisers – Le Baiser de Judas — Bertrand Tavernier (1963)
● Baisers volés — François Truffaut (1968)
* Bibliothèque nationale de France
Informations pratiques
Rendez-vous autour de L’hymne à l’amour. Collection Kaoru et Raymond Cauchetier, Le photographe de la Nouvelle Vague
« Le Saint Germain Des Prés, en association avec la Maison de ventes Aguttes, organise la Semaine de la Nouvelle Vague, et met ainsi en lumière l’œuvre de Raymond Cauchetier. Longtemps surnommée « la salle de Georges de Beauregard », en hommage au grand producteur d’À bout de souffle, notre cinéma renoue aujourd’hui avec ses premières années d’exploitation, au cours desquelles ont défilé les grands auteurs de la Nouvelle Vague, tels que Jean-Luc Godard, François Truffaut et Éric Rohmer. »
Mathilde Lamour, Directrice du Saint Germain Des Prés
– Soirée d’inauguration
Jeudi 1er octobre 2026 à 20 h
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Une femme est une femme, Jean-Luc Godard. Le Baiser d’Angela, Anna Karina et Jean-Claude Brialy, sur le tournage du film, Paris, 1960.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin de l’année 1960, signée au crayon avec cachet Copyright et numéro de négatif 1070 au verso.
Format : 24 x 18 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1400/2200 €

©Raymond CAUCHETlER (1920- 2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo dans la salle de bain de la chambre 12 de l’Hôtel de Suède, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1959, signée et titrée au crayon avec tampon Copyright et numéro de négatif 4909 au verso.
Format : 18,5 x 23,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1500/2500 €

©Raymond CAUCHETlER (1920- 2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Au Royal St-Germain avec l’équipe du tournage en terrasse, Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1959, signée au crayon avec tampon Copyright et numéro de négatif 2703 au verso.
Format : 18,5 x 23,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1000 / 1500 €

©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg, Jean-Luc Godard, François Moreuil et Raoul Cotard au café la nuit, sur le tournage du film, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1959, signée au crayon avec tampon Copyright au verso.
Format : 18 x 23 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1000 / 1500 €
Nouvelle Vague I liste des films pour lesquels Raymond Cauchetier a été photographe de plateau :
● Mort en fraude — Marcel Camus (1956)
● Ramuntcho — Pierre Schoendoerffer (1958)
● Pêcheur d’Islande — Pierre Schoendoerffer (1958)
● À bout de souffle — Jean-Luc Godard (1959)
● Mourir d’amour — Dany Fog (1960)
● Lola — Jacques Demy (1960)
● Une femme est une femme — Jean-Luc Godard (1960)
● Adieu Philippine — Jacques Rozier (1960)
● Il suffit d’aimer — Robert Darène (1960)
● Tirez sur le pianiste — François Truffaut (partiel) (1960)
● La Poupée — Jacques Baratier (1961)
● L’Œil du Malin — Claude Chabrol (1961)
● Léon Morin, prêtre — Jean-Pierre Melville (1961)
● Jules et Jim — François Truffaut (1961)
● Cléo de 5 à 7 — Agnès Varda (partiel) (1961)
● La Baie des Anges — Jacques Demy (1962)
● Antoine et Colette — François Truffaut (1962)
● Landru — Claude Chabrol (1962)
● Peau de banane — Marcel Ophuls (1963)
● La Peau douce — François Truffaut (1963)
● Les Baisers – Baiser de 16 ans — Claude Berri (1963)
● Les Baisers – Le Baiser de Judas — Bertrand Tavernier (1963)
● Baisers volés — François Truffaut (1968)
* Bibliothèque nationale de France
Informations pratiques
Rendez-vous autour de L’hymne à l’amour. Collection Kaoru et Raymond Cauchetier, Le photographe de la Nouvelle Vague
« Le Saint Germain Des Prés, en association avec la Maison de ventes Aguttes, organise la Semaine de la Nouvelle Vague, et met ainsi en lumière l’œuvre de Raymond Cauchetier. Longtemps surnommée « la salle de Georges de Beauregard », en hommage au grand producteur d’À bout de souffle, notre cinéma renoue aujourd’hui avec ses premières années d’exploitation, au cours desquelles ont défilé les grands auteurs de la Nouvelle Vague, tels que Jean-Luc Godard, François Truffaut et Éric Rohmer. »
Mathilde Lamour, Directrice du Saint Germain Des Prés
– Soirée d’inauguration
Jeudi 1er octobre 2026 à 20 h
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Tournage dans la chambre 12 de l’Hôtel de Suède, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre au verso par l’artiste.
Format : 17,5 x 24 cm
Collection Kaoru et Raymonde Cauchetier
Estimation : 700/1000 €
Comme le souligne Arthur Perault, « La descente sur les Champs-Élysées, les pauses dans la chambre 12, les instants volés entre Seberg, Belmondo et Godard dessinent, en parallèle du film, une autre narration : celle de la liberté nouvelle des corps, de la ville comme décor naturel, d’un cinéma qui se fabrique à vue. Ce sont ces images qui, reproduites à l’infini, ont fait d’À bout de souffle non plus seulement un film important, mais un capital de figures immédiatement reconnaissables. »
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Jules et Jim, François Truffaut. La Course sur la passerelle, Jules (Henri Serre), Jim (Oskar Werner) et Catherine (Jeanne Moreau), deuxième prise, Charenton‑le‑Pont, 1961.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre par l’artiste, avec tampon Copyright et numéro de négatif 57/609 au verso.
Image : 17,5 × 24 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 2 000 / 3 000 €
Cette première expérience s’avère décisive, et d’autres films suivent, notamment avec Truffaut ou Demy. Au cours des tournages, Raymond Cauchetier garde son approche si personnelle et continue de saisir ses personnages sur le vif… Devenues mythiques, plusieurs scènes, à l’instar du triangle de Jules et Jim sur le pont, des silhouettes de Lola à Nantes, des errances de Cléo de 5 à 7 doivent autant à la mise en scène des cinéastes qu’à l’œil du photographe qui les a fixées à jamais.
Grâce à Raymond Cauchetier, la Nouvelle Vague bénéficie d’une renommée populaire : longtemps bien plus connues que leur auteur, ses photographies constituent des images repères. Le grand public se réfère à cette iconographie, lorsqu’il pense au cinéma français d’auteurs, et au-delà, aux années 1960 en France. Plusieurs rétrospectives récentes, notamment aux Rencontres d’Arles (2021) ou encore à la Galerie photo de l’Institut Lumière (2014), des expositions comme l’hommage à François Truffaut (Cinémathèque, 2014-2015), et l’entrée de 1200 tirages d’époque dans les collections de la BnF, ont amené cinéphiles, amateurs et curieux à découvrir cette figure mythique de la Nouvelle Vague. Le public retrouvera des clichés de Raymond Cauchetier dans l’exposition Jean-Paul Belmondo, Le magnifique, qui se tient du 7 octobre 2026 au 31 janvier 2027.
https://raymond-cauchetier.
Kaoru Cauchetier, transmission et mémoire
« C’est sans rendez-vous et par hasard que Kaoru Cauchetier a poussé la porte du bureau Aguttes, boulevard Saint-Germain, un mercredi après-midi. Pas tout à fait par hasard, car à une centaine de mètres de là, en 1959, Raymond Cauchetier, l’amour de sa vie, prenait l’une des premières photographies de sa carrière de photographe de plateau, sur le tournage d’À bout de souffle. Jean-Paul Belmondo, Jean-Luc Godard et le producteur Georges de Beauregard posaient pour lui en pied devant le portail de l’église Saint-Germain-des-Prés. »
Juliette Rode, responsable du bureau Aguttes à Saint-Germain-des-Prés, et commissaire-priseur de la vente
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean-Paul Belmondo, Jean-Luc Godard et le producteur Georges de Beauregard devant l’église Saint-Germain-des-Prés, Sur le tournage du film, Paris, 1959.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre avec tampon Copyright au verso.
Format : 24 x 17,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1500 / 2200 €
Bien qu’elle n’ait pas connu la Nouvelle Vague, Kaoru Cauchetier n’en demeure pas moins l’une des mémoires vivantes de ce mouvement cinématographique. Arrivée en France en avril 1971 pour un séjour linguistique de quatre mois, elle y restera après avoir rencontré Raymond Cauchetier.
Aujourd’hui ayant droit de son mari, elle connaît, pour chaque film couvert par Raymond Cauchetier, les lieux, les acteurs, les dates, chacune des rencontres et anecdotes. Au-delà du fonds photographique, elle détient des archives inédites, et aura, par ailleurs, collaboré à tous ses projets à partir de 2006.
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Kaoru Cauchetier, les cheveux noirs flottant au vent, dans le parfum de la Toscane, au temps heureux, à l’occasion du tournage consacré aux sculptures romanes, mai 1987.
Épreuve numérique tirée en 2013 pour la première rétrospective de Raymond Cauchetier, Paris, Salon de la Photo, Flash-back sur Raymond Cauchetier, 7–11 novembre 2013.
Format : 60 x 50 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Clou final de la vente L’hymne à l’amour, cette photo sera conjointement vendue avec l’un des appareils photo de Raymond Cauchetier, ayant servi pendant les tournages de la Nouvelle Vague, un mamiya C330 Professional.
Avec sa donation de 1200 tirages d’époque à la BnF en février 2026, Kaoru Cauchetier a fait entrer l’œuvre de son mari dans les collections publiques. Elle souhaite, par cette donation, que le plus grand nombre profite, longtemps, des œuvres de Raymond Cauchetier, et que ces clichés servent également à des étudiants et chercheurs en cinéma.
Par ailleurs, en confiant à Aguttes une sélection de clichés, elle contribue à faire rayonner autrement le travail de Raymond Cauchetier. Kaoru Cauchetier aura ainsi suivi les dernières volontés de son mari, en veillant à la fois, à la conservation, au partage et à la diffusion de son œuvre.
Raymond Cauchetier (1920 – 2021), de photo-reporter à photographe de plateau de cinéma
Raymond Cauchetier découvre la photographie lors de son séjour en Indochine en 1951, et il réalise au Rolleiflex son premier ouvrage, Ciel de guerre en Indochine, consacré à la vie du personnel de l’armée de l’air. Après la guerre, il se passionne pour l’architecture ancienne du Vietnam et du Cambodge, qu’il avait découverte étant enfant lors de l’Exposition coloniale de 1931 à Paris.
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Une femme est une femme Jean-Luc Godard. “Raymond Cauchetier, vous êtes dans le champ !”, Jean-Luc Godard prépare un plan sur un balcon, Paris, 1960.
Épreuve argentique tirée à partir du négatif sur papier baryté et contrecollée sur une plaque d’aluminium. Sur deux étiquettes au verso : signée au feutre avec tampon Copyright.
Format : 50 x 60 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1500/2500 €
Épreuve tirée en 2013 à l’occasion de l’exposition Flashback sur Raymond Cauchetier au Salon de la Photo, Paris-Expo Porte de Versailles, Paris, 7–11 novembre 2013.
À son retour en France en 1957, il entre dans le monde du cinéma grâce à Hubert Serra, qui le présente à Georges de Beauregard, producteur du premier long-métrage de Jean-Luc Godard À bout de souffle. Si ce film bouleversa les codes du cinéma, le travail de Raymond Cauchetier révolutionna ceux de la photographie cinématographique.
C’est dans le cinéma ayant appartenu à Georges de Beauregard, Le Saint Germain des Prés, et dans son bureau d’estimation situé boulevard Saint-Germain, que la maison de ventes Aguttes organise en octobre une série d’événements rendant hommage à Raymond Cauchetier, le photographe de la Nouvelle Vague.
Celui-ci nous a également laissé un important travail autour des temples d’Angkor, sur la guerre d’Indochine, mais aussi la sculpture romane.
Le Cinéma, l’Amour, Paris, la Mode, la Femme libre…
Florilège de visuels disponibles pour la presse
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. La Descente des Champs-Elysées, Jean Seberg et Jean‑Paul Belmondo, Champs‑Élysées, Paris, 1959.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre et titrée, annotée (taille et références) au crayon, avec tampon Copyright au verso.
Format : 18 x 24 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 2500 / 3500 €
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Jules et Jim, François Truffaut. La Danse ou Le Gant abandonné, Oskar Werner et Henri Serre, Paris, 1961.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1961, signée 554 au crayon et titrée, avec tampons Copyright et numéro de négatif 554 au verso.
Format : 18 x 24 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 2500 / 3500 euros
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean-Paul Belmondo lisant son journal, entre deux prises, au loin Notre-Dame, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1959, signée au crayon avec tampon Copyright au verso.
Format : 24 x 17,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1500/2500 €
Raymond CAUCHETIER (1920–2021)
La Baie des Anges, Jacques Demy. Jeanne Moreau à la roulette, Nice, 1962.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre et titrée avec tampon Copyright au verso.
Format : 21,5 x 16,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 800/1200 €
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Une femme est une femme, Jean-Luc Godard. Anna Karina traversant la rue, Paris, 1961.
Épreuve numérique tirée en 2021 sur papier baryté, contrecollée sur aluminium (Dibond), avec tampon Copyright au verso.
Format : 30 x 40 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 500 / 700 €
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean Seberg au chapeau les yeux fermés, Hôtel de Suède, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
Épreuve argentique postérieure, tirée en 1998, signée au feutre avec tampon Copyright au verso.
Format : 17,5 x 24 cm.
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1000/1500 €
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Le Baiser de la salle de bain, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
Épreuve argentique contemporaine, signée au feutre en bas à droite au recto, avec tampon Copyright au verso.
Format : 24 x 18 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 700 / 1000 €
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
Une femme est une femme, Jean-Luc Godard. Le Baiser d’Angela, Anna Karina et Jean-Claude Brialy, sur le tournage du film, Paris, 1960.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin de l’année 1960, signée au crayon avec cachet Copyright et numéro de négatif 1070 au verso.
Format : 24 x 18 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1400/2200 €
©Raymond CAUCHETlER (1920- 2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo dans la salle de bain de la chambre 12 de l’Hôtel de Suède, Quai Saint-Michel, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1959, signée et titrée au crayon avec tampon Copyright et numéro de négatif 4909 au verso.
Format : 18,5 x 23,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1500/2500 €
©Raymond CAUCHETlER (1920- 2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Au Royal St-Germain avec l’équipe du tournage en terrasse, Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1959, signée au crayon avec tampon Copyright et numéro de négatif 2703 au verso.
Format : 18,5 x 23,5 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1000 / 1500 €
©Raymond CAUCHETlER (1920-2021)
À bout de souffle, Jean-Luc Godard. Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg, Jean-Luc Godard, François Moreuil et Raoul Cotard au café la nuit, sur le tournage du film, Paris, 1959.
Épreuve argentique d’époque, tirée à la fin des années 1959, signée au crayon avec tampon Copyright au verso.
Format : 18 x 23 cm
Collection Kaoru et Raymond Cauchetier
Estimation : 1000 / 1500 €
Nouvelle Vague I liste des films pour lesquels Raymond Cauchetier a été photographe de plateau :
● Mort en fraude — Marcel Camus (1956)
● Ramuntcho — Pierre Schoendoerffer (1958)
● Pêcheur d’Islande — Pierre Schoendoerffer (1958)
● À bout de souffle — Jean-Luc Godard (1959)
● Mourir d’amour — Dany Fog (1960)
● Lola — Jacques Demy (1960)
● Une femme est une femme — Jean-Luc Godard (1960)
● Adieu Philippine — Jacques Rozier (1960)
● Il suffit d’aimer — Robert Darène (1960)
● Tirez sur le pianiste — François Truffaut (partiel) (1960)
● La Poupée — Jacques Baratier (1961)
● L’Œil du Malin — Claude Chabrol (1961)
● Léon Morin, prêtre — Jean-Pierre Melville (1961)
● Jules et Jim — François Truffaut (1961)
● Cléo de 5 à 7 — Agnès Varda (partiel) (1961)
● La Baie des Anges — Jacques Demy (1962)
● Antoine et Colette — François Truffaut (1962)
● Landru — Claude Chabrol (1962)
● Peau de banane — Marcel Ophuls (1963)
● La Peau douce — François Truffaut (1963)
● Les Baisers – Baiser de 16 ans — Claude Berri (1963)
● Les Baisers – Le Baiser de Judas — Bertrand Tavernier (1963)
● Baisers volés — François Truffaut (1968)
* Bibliothèque nationale de France
Informations pratiques
Rendez-vous autour de L’hymne à l’amour. Collection Kaoru et Raymond Cauchetier, Le photographe de la Nouvelle Vague
« Le Saint Germain Des Prés, en association avec la Maison de ventes Aguttes, organise la Semaine de la Nouvelle Vague, et met ainsi en lumière l’œuvre de Raymond Cauchetier. Longtemps surnommée « la salle de Georges de Beauregard », en hommage au grand producteur d’À bout de souffle, notre cinéma renoue aujourd’hui avec ses premières années d’exploitation, au cours desquelles ont défilé les grands auteurs de la Nouvelle Vague, tels que Jean-Luc Godard, François Truffaut et Éric Rohmer. »
Mathilde Lamour, Directrice du Saint Germain Des Prés
– Soirée d’inauguration
Jeudi 1er octobre 2026 à 20 h