ROLLAND COURBIS nous a quittés RIP
ROLLAND COURBIS

Rolland Courbis, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône) et mort le , est un footballeur français ayant évolué au poste de défenseur central entre 1971 et 1985, devenu entraîneur puis consultant.
Formé à l’Olympique de Marseille avec lequel remporte le championnat de France en 1972. Il poursuit ensuite sa carrière au FC Sochaux-Montbéliard, puis à l’AS Monaco, où il décroche deux nouveaux titres de champion en 1978 et 1982, avant de terminer sa carrière de joueur au SC Toulon.
Devenu entraîneur, il dirige plusieurs clubs parmi lesquels le SC Toulon, les Girondins de Bordeaux, l’Olympique de Marseille — avec lequel il atteint la finale de la Coupe UEFA en 1999 —, l’AC Ajaccio, le Montpellier HSC ou encore l’USM Alger. En parallèle, il entame une carrière dans les médias, notamment sur RMC, qu’il rejoint en 2005 tout en poursuivant ses activités d’entraîneur.
Impliqué dans plusieurs affaires judiciaires, il est condamné à de la prison pour fausses factures en 1995 et fraude fiscale en 1997 dans l’affaire de la caisse noire du SC Toulon, puis pour complicité d’abus de biens sociaux en 2007 dans l’affaire des comptes de l’OM.
Biographie
Originaire de Marseille, Rolland Courbis grandit dans les quartiers nord de la ville, notamment à Saint-Antoine et aux Aygalades[1].
Fils d’un père policier et d’une mère au foyer[2], il fait ses premiers pas dans le football au sein du club de l’US Police. C’est en 1966, alors qu’il a 13 ans, qu’il est repéré par l’Olympique de Marseille après avoir été élu meilleur joueur d’un tournoi pupilles[3].
En 1969, alors qu’il n’a que seize ans, il est intégré au groupe professionnel par l’entraîneur Mario Zatelli aux côtés d’autres jeunes espoirs comme Albert Emon[4]. Pour pouvoir s’entraîner avec les stars de l’équipe — Roger Magnusson, Josip Skoblar, Joseph Bonnel ou Charly Loubet — le jeune Courbis n’hésite pas à mentir à Zatelli en lui assurant qu’il n’a pas cours, juste pour être autorisé à participer aux séances[5].
Carrière de joueur
Olympique de Marseille et AC Ajaccio (1972-1973)
Formé à l’Olympique de Marseille, Rolland Courbis découvre l’équipe première le 10 mai 1972 à l’occasion de la demi-finale aller de Coupe de France à Reims[6], puis prend part à deux autres rencontres de championnat lors de la saison du doublé (championnat et Coupe de France), ce qui lui permet d’évoluer très tôt au plus haut niveau.
En octobre suivant, son parcours prend une nouvelle direction lorsque l’OM décide de l’inclure dans un échange majeur. Avec quatre autres joueurs — Lambert Verdonk, Michel Albaladéjo, André Bodji et Robert Buigues — il est transféré à l’AC Ajaccio en contrepartie de Marius Trésor[7]. En Corse, Courbis s’impose rapidement dans le onze de départ et trouve davantage de temps de jeu dans un environnement qui correspond bien à sa mentalité. Malgré la présence de joueurs comme Claude Le Roy, René Le Lamer ou François M’Pelé, l’équipe termine lanterne rouge du championnat et est reléguée en deuxième division. Au total, Rolland Courbis dispute 28 matchs toutes compétitions confondues, dont 26 en Division 1, avant de quitter l’ACA à l’issue de la saison.
Olympiakós (1973-1974)
En 1973, Rolland Courbis rejoint l’Olympiakós, l’un des plus grands clubs de Grèce. À cette époque, la fédération grecque interdit encore l’engagement de joueurs étrangers, sauf s’ils peuvent justifier de racines helléniques[8]. Pour contourner cette règle, Courbis déclare avoir un grand-père originaire de Thessalonique[8].
Malgré un temps de jeu limité — il ne dispute que quatre matchs au cours de la saison — il remporte le championnat de Grèce en 1974, ajoutant ainsi un premier titre à son palmarès avant de revenir en France.
FC Sochaux (1974-1977)

En 1974, Rolland Courbis rejoint le FC Sochaux-Montbéliard. Sous la conduite de Paul Barret, entraîneur emblématique du club qu’il dirige depuis 1969, l’équipe s’appuie sur plusieurs talents offensifs, notamment Robert Pintenat et Gérard Soler. Sa première saison est particulièrement difficile pour le club franc-comtois, qui lutte pour le maintien. Sochaux termine 17e du championnat, à un seul point du premier relégable, le Stade rennais. Courbis dispute alors 33 matchs de Division 1 et 4 rencontres de Coupe de France. Titulaire en défense centrale aux côtés de Laszlo Seleš, il ne parvient toutefois pas à pleinement s’imposer dans l’équipe[C 1].
La saison suivante marque une nette amélioration. Sochaux retrouve de l’ambition et termine 3e du championnat, réalisant un exercice de référence[C 2]. Après avoir effectué un essai non concluant au FC Nantes à l’été 1975[C 3], Courbis devient alors un véritable pilier défensif. Il dispute 35 matchs de Division 1 et 4 rencontres de Coupe de France, confirmant sa régularité et son importance dans l’effectif. Ses bonnes performances lui valent d’être appelé par Henri Guérin en équipe de France A’ le face au Luxembourg[9]. La même année, il est appelé en équipe de France A pour un match contre la Pologne, profitant des absences de Marius Trésor et Christian Lopez, mais ne joue finalement pas, Michel Hidalgo lui préférant la charnière Patrice Rio – Carlos Curbelo.
Lors de la saison 1976-1977, Sochaux termine 14e du championnat. Courbis, toujours cadre de la défense, dispute 40 matchs toutes compétitions confondues, dont 2 rencontres de Coupe UEFA — les premières de sa carrière européenne — face aux Écossais d’Hibernian, contre lesquels Sochaux est éliminé dès les seizièmes de finale.
AS Monaco (1977-1982)
À l’été 1977, après trois saisons pleines à Sochaux, Rolland Courbis retourne dans le sud et rejoint l’AS Monaco, tout juste promu en Division 1. Sous la direction de Lucien Leduc, il côtoie notamment Delio Onnis, Christian Dalger, Jean Petit et Jean-Luc Ettori. Dès sa première saison, Monaco réalise un exploit historique en remportant le championnat de France, un an seulement après sa remontée parmi l’élite[C 4],[10]. Courbis s’impose comme un titulaire régulier et forme la charnière centrale avec Bernard Gardon, épaulé par Albert Vannucci à droite et Alfred Vitalis à gauche[11]. Il dispute 27 matchs de championnat (1 but) et 9 rencontres de Coupe de France (2 buts), compétition dont Monaco est éliminée en demi-finales par l’OGC Nice.

En 1978, l’effectif se renforce avec les arrivées de Gérard Soler, ancien coéquipier de Courbis à Sochaux, et d’Albert Emon, qu’il avait côtoyé dans les équipes de jeunes de l’Olympique de Marseille. Ces renforts offensifs viennent compléter un collectif déjà solide, qui confirme son statut de prétendant régulier aux premières places du championnat. Engagés en Coupe d’Europe des clubs champions, les Monégasques ont d’abord éliminé le Steaua Bucarest (3-0, 0-2)[C 5], avant de s’incliner en huitièmes de finale face à Malmö FF (0-0, 0–1), futur finaliste de l’épreuve[C 6]. En championnat, Monaco termine à la 4e place. Au total, Rolland Courbis dispute 43 matchs toutes compétitions confondues, dont 35 en Division 1, où il inscrit un but.
À la suite du départ de Lucien Leduc en 1979, Gérard Banide prend la succession de l’équipe première[12]. L’AS Monaco s’offre un nouveau trophée en remportant la Coupe de France face à l’US Orléans (3–1)[13]. Blessé lors de la demi-finale retour contre Montpellier, Rolland Courbis prend pas part à la finale au Parc des Princes. Le club princier achève le championnat à la 4e place et est éliminé en seizièmes de finale de la Coupe UEFA par le Lokomotiv Sofia. Courbis dispute 35 rencontres toutes compétitions confondues, dont 28 en D1. À l’issue de cet exercice, Christian Dalger et Delio Onnis quittent le club, Banide souhaitant rajeunir son effectif, désormais porté par une nouvelle génération incarnée par Bruno Bellone, Manuel Amoros, Alain Couriol et Dominique Bijotat.
Lors de la saison 1980-1981, l’AS Monaco poursuit sa régularité au plus haut niveau national en terminant 4e du championnat pour la troisième année consécutive. En revanche, le parcours européen s’arrête prématurément : le club est éliminé dès les seizièmes de finale de la Coupe des coupes par Valence. Rolland Courbis dispute 27 rencontres toutes compétitions confondues, dont 22 en Division 1.
En 1981-1982, l’AS Monaco décroche le titre de champion de France, son quatrième dans l’histoire du club[14]. Rolland Courbis, freiné par des problèmes physiques récurrents, voit toutefois son temps de jeu fortement diminuer. Il ne dispute que douze rencontres de Division 1 au cours de l’exercice, concurrencé par Thierry Ninot et Jacques Pérais, tandis qu’Alfred Vitalis est repositionné au poste de libéro. À l’issue de la saison, après cinq années passées, il quitte le Rocher.
SC Toulon (1982-1985)

En 1982, Rolland Courbis rejoint le SC Toulon où il retrouve Christian Dalger. Le club évolue alors en Division 2. Très vite, Courbis s’impose comme le leader naturel de l’équipe, notamment grâce à son influence sur l’organisation défensive. Aux côtés de Bernard Boissier à gauche, Jean-Louis Bérenguier à droite, et Luigi Alfano en charnière centrale, il compose une défense considérée comme l’une des plus solides de France[15],[16],[17],[18]. Le Sporting réalise une saison remarquable et décroche la montée en première division en 1983, en terminant premier du groupe B, devant le Stade de Reims, grâce à une victoire sur le terrain de Grenoble lors de la dernière journée (1-5). La défense toulonnaise n’encaisse que 17 buts sur l’ensemble de la saison, ce qui constitue alors la deuxième meilleure performance défensive de l’histoire de la D2[19]. Courbis dispute 41 matchs toutes compétitions confondues.

À l’intersaison 1983, tout en poursuivant sa carrière de joueur, Courbis s’implique dans le recrutement du club. Il parvient à attirer plusieurs joueurs d’expérience, dont ses anciens coéquipiers Delio Onnis et Albert Emon, ainsi que Laurent Paganelli[20] ou Philippe Col[21]. Mais la saison en Division 1 débute difficilement pour Toulon. L’entraîneur Marcel Duval est remplacé en par Christian Dalger, qui met un terme à sa carrière de joueur pour prendre les commandes de l’équipe. Grâce notamment aux 21 buts inscrits par Onnis, meilleur buteur du championnat, le Sporting parvient à assurer son maintien. Cette saison-là, le club atteint également les demi-finales de la Coupe de France, où il est éliminé par l’AS Monaco (1-4, 2-1). Courbis prend part à 35 matchs de Division 1 et 8 rencontres de Coupe de France.
Lors de la saison 1984-1985, Rolland Courbis continue d’assumer un rôle actif dans le recrutement du SC Toulon. Il contribue à l’arrivée de plusieurs joueurs clés, dont Pascal Olmeta[22], Roger Ricort, Djamel Tlemçani[23] ou encore Bernard Casoni[24]. Sur le terrain, il dispute la première partie de la saison en tant que joueur, avant de mettre un terme à sa carrière professionnelle. Il prend part à seize rencontres de championnat et joue son dernier match le , à l’occasion de la 21e journée de D1, ponctuée d’une large victoire contre le Paris Saint-Germain (5-1). Dans la foulée, il prend les fonctions de manager général du SC Toulon.
Carrière d’entraîneur
SC Toulon (1986-1991)
En octobre 1986, à seulement 33 ans, Rolland Courbis devient entraîneur du SC Toulon en cours de saison, en remplacement de Paul Orsatti[25]. Sa première mission est un succès : il parvient à maintenir le club en Division 1 et signe une remarquable deuxième partie de championnat[26].
La saison 1987-1988 marque un tournant. Courbis s’attelle à restructurer l’effectif et construit une ossature solide autour de plusieurs cadres qu’il considère comme la colonne vertébrale de son équipe : Alfano, Bérenguier, Casoni, Roger Mendy, Bernard Pardo et le jeune David Ginola, qu’il repositionne sur l’aile gauche. Il rappelle également le meneur de jeu Alain Bénédet, revenu après un passage à l’AS Saint-Étienne, et obtient plusieurs renforts venus d’autres clubs, parmi lesquels François Zahoui, Joël Henry et Cyrille Makanaky. Cette équipe réalise la meilleure saison de l’histoire du club en terminant à la 5e place du championnat de France[27].
Le Sporting se renforce la saison suivante avec les arrivées de Joseph-Antoine Bell, Bruno Germain, Peter Bosz et György Bognár, tandis que Philippe Fargeon rejoint l’effectif en novembre[27]. Mais cette progression espérée est contrariée par les départs de Ginola et Casoni, partis au Matra Racing, ainsi que Paganelli, contraint de mettre un terme à sa carrière professionnelle en raison de blessures à répétition. Affaibli par ces pertes, Toulon connaît un championnat plus irrégulier et termine à la 11e place du championnat.
Dans la continuité, Toulon poursuit cette politique ambitieuse avec les arrivées de Miloš Bursać, Philippe Anziani, Gérard Bernardet et le retour de Bernard Casoni après une saison au Matra Racing. Cette politique de transferts effrénée est caractéristique de la « méthode Courbis »[27]. En février, il redevient manager général et laisse sa place d’entraîneur à Delio Onnis[26]. La saison s’achève sur une 12e place en championnat.
À l’intersaison 1990, le club continue d’agiter le marché des transferts : Antoine Kombouaré, Franck Passi, Thierry Rabat, Frédéric Meyrieu et Philippe Thys[28], tous deux en provenance de l’Olympique de Marseille, tandis que Casoni est vendu au club phocéen. Ces mouvements s’inscrivent dans un partenariat officieux entre les deux clubs, facilité par les relations privilégiées de Courbis avec Bernard Tapie, président de l’OM[29]. Mais les difficultés extra-sportives rattrapent le club : Rolland Courbis est incarcéré le dans le cadre de l’affaire de la « caisse noire » de Toulon[30]. Libéré le , il reprend ses fonctions de manager général jusqu’à la fin de la saison[31], au cours de laquelle le SCT assure son maintien lors de la dernière journée du championnat, grâce à un match nul contre l’AS Monaco (1-1)[32].
US Endoume (1991-1992)
À l’issue de son aventure toulonnaise, Rolland Courbis s’éloigne temporairement du football professionnel pour se relancer dans un environnement plus modeste. Il prend en main l’US Endoume, club marseillais évoluant en Division 3 lors de la saison 1991-1992, où il retrouve le goût du terrain[33]. Dans ce contexte plus familial, il encadre une équipe composée notamment d’anciens « Minots » de l’OM comme José Anigo[33], Jean-Charles De Bono[34], Michel Flos[35], Marcel De Falco[33], ainsi que de futurs professionnels tels que Didier Wacouboué[36], Christophe Vecchioni[35] et Laurent Spinosi[37].
Sous sa direction, l’équipe réalise une belle saison et termine à la 3e place de son groupe, échouant toutefois aux portes de la montée en Division 2[33].
Girondins de Bordeaux (1992-1994)

Après une parenthèse loin des bancs professionnels, Rolland Courbis retrouve l’élite en 1992 lorsque le président des Girondins de Bordeaux, Alain Afflelou, décide de lui confier l’équipe première, tout juste remontée en première division[38]. Dès sa prise de fonction, il recrute notamment Jean-François Daniel, Éric Guérit, Márcio Santos, Valdeir, Laurent Croci, Philippe Lucas, ainsi que Zinédine Zidane[35]. Alors que le meneur de jeu semblait promis à l’Olympique de Marseille, son transfert vers Bordeaux crée la surprise. Courbis croit très tôt en son potentiel et annonce dès son arrivée qu’il s’agit d’« un futur très grand »[39].
Dès sa première saison, Bordeaux termine 4e du championnat, derrière l’OM, le Paris Saint-Germain et l’AS Monaco. La saison est notamment marquée par la série d’invincibilité établi par le gardien Gaëtan Huard, resté 1176 minutes consécutives sans encaisser de but — un record dans l’histoire du championnat de France[40].
La saison suivante confirme la progression du projet. Courbis s’appuie sur un collectif de plus en plus équilibré, emmené par Zidane et Christophe Dugarry, et renforcé par les arrivées de Richard Witschge, Marcel Dib, Philippe Vercruysse et Stéphane Paille[41]. L’équipe développe un jeu offensif attractif, porté par un couloir gauche particulièrement performant autour de Bixente Lizarazu, latéral offensif qui inscrit 9 buts en championnat. Bordeaux décroche une nouvelle 4e place. Le club signe également un retour remarqué sur la scène européenne. Après avoir éliminés le Bohemian Football Club et le Servette Genève aux deux premiers tours, les Girondins atteignent les huitièmes de finale de la Coupe UEFA. Opposés au Karlsruher SC, ils s’imposent 1-0 à l’aller à Lescure mais s’inclinent lourdement 3-0 au retour en Allemagne, dans un match marqué par l’expulsion de Paille à la 24e minute.
Malgré deux saisons réussies, Rolland Courbis quitte Bordeaux. Son départ, sans lien avec les résultats sportifs, résulte de la volonté d’Alain Afflelou de soigner l’image du club et de prendre ses distances avec un entraîneur jugé trop « sulfureux »[42].
Toulouse FC (1994-1995)
Après son départ de Bordeaux, Rolland Courbis prend les rênes du Toulouse FC, fraîchement relégué en Division 2, avec pour mission de ramener le club parmi l’élite. Pour atteindre cet objectif, il attire plusieurs recrues expérimentées et prometteuses : François Calderaro, Faruk Hadžibegić, Erwan Manac’h, Philippe Montanier, Ronan Salaün ou encore Kelvin Sebwe[43]. L’effectif rajeuni voit également émerger de jeunes talents comme Vincent Candela, que Courbis repositionne avec succès sur le flanc gauche[44], mais aussi Laurent Batlles et Dominique Arribagé.
Le TFC se mêle longtemps à la lutte pour la montée en première division, mais échoue finalement à décrocher une place sur le podium, terminant 4e, derrière l’Olympique de Marseille, Guingamp et Gueugnon[43]. En parallèle, Toulouse réalise un parcours notable en Coupe de la Ligue, éliminant Châteauroux et Lille avant de s’incliner en quarts de finale face au PSG (3-0), futur vainqueur de l’épreuve.
En novembre 1995, Rolland Courbis démissionne de son poste d’entraîneur, après un début de championnat décevant[45],[46].
Retour aux Girondins de Bordeaux (1996-1997)
Rolland Courbis revient aux Girondins de Bordeaux à l’été 1996[47], rappelé par Alain Afflelou[48] et confirmé dans ses fonctions par le nouveau président, Jean-Louis Triaud, pour diriger une équipe en pleine reconstruction, malgré une récente finale de Coupe UEFA[49]. L’effectif bordelais a en effet perdu plusieurs piliers durant l’intersaison, notamment Zinédine Zidane, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu[50]. Courbis est alors chargé de rebâtir une équipe compétitive.

Pour ce faire, il mise sur un savant mélange de jeunesse et d’expérience : il tente de relancer Jean-Pierre Papin, de retour en France[51], ainsi que Patrick Colleter[52]. Il repositionne également Michel Pavon, attaquant de formation, en milieu défensif[53]. Parmi les jeunes prometteurs sur lesquels il s’appuie figurent Johan Micoud[27], Ibrahim Ba[54], Stéphane Ziani[55], Cyril Domoraud[56] ou encore Peter Luccin[27].
La saison se distingue par un football offensif spectaculaire, illustré par des victoires marquantes contre le Paris Saint-Germain (5-3) à la 18e journée[57],[58] et l’Olympique de Marseille (4-0) à la 27e journée[59], témoignant de l’empreinte de Courbis sur le style de jeu de l’équipe. Les bordelais terminent 4e du championnat, décrochant une qualification pour la Coupe UEFA. Le club atteint également la finale de la Coupe de la Ligue, perdue aux tirs au but face au RC Strasbourg (0-0, 5-6 tab).
Les bons résultats de Rolland Courbis ne sont pas passés inaperçus et ont attiré l’attention de l’Olympique de Marseille et son nouveau propriétaire Robert Louis-Dreyfus[60].
Olympique de Marseille (1997–1999)
La reconstruction (1997-1998)

À l’été 1997, Rolland Courbis effectue son grand retour à l’Olympique de Marseille[61]. Il est chargé de relancer une équipe encore en reconstruction après des années de crise[62]. Son retour est perçu par de nombreux supporters comme celui de « l’enfant prodigue », celui qui incarne l’identité marseillaise : un tempérament fort, un discours direct et une proximité évidente avec le public[2].
Dès son arrivée, Courbis entreprend une profonde refonte de l’effectif. Il attire plusieurs recrues majeures comme Laurent Blanc[63], Fabrizio Ravanelli[64], Cyril Domoraud[65] ou encore Claude Makélélé[66]. Le mercato hivernal est marqué par l’arrivée de Christophe Dugarry[67]. Grâce à ce recrutement ambitieux, l’OM entame la saison sur un rythme très soutenu et enchaîne les performances convaincantes. Le point d’orgue de cette première partie de championnat intervient lors du classique face au Paris Saint-Germain, remporté au Parc des Princes (1-2) à la 15e journée, un succès qui marque les esprits et relance l’enthousiasme autour du projet marseillais[68].
Dans la continuité de cette dynamique, l’équipe prend la tête de la D1 au terme de la 26e journée, notamment après une large victoire 4-0 à Toulouse[69], symbole de sa montée en puissance. Toutefois, l’élan olympien s’essouffle brutalement : l’OM s’incline lors des deux rencontres suivantes, d’abord à domicile face à Rennes (0-1)[70], puis sur la pelouse de Metz (3-2)[71]. Ces deux défaites consécutives constituent un tournant majeur de la saison.
La fin d’exercice s’avère ensuite plus compliquée, marquée par un manque de régularité : les Marseillais ne remportent qu’un seul de leurs six derniers matchs, pour quatre matches nuls et une défaite. L’OM termine finalement la saison à la quatrième place du championnat, ce qui lui permet malgré tout de retrouver la Coupe UEFA et de signer sa meilleure performance depuis sa remontée en Division 1.
L’ambition du centenaire et la confirmation (1998-1999)

La saison 1998-1999 revêt une dimension symbolique particulière : l’Olympique de Marseille célèbre son centenaire et nourrit de grandes ambitions, déterminé à retrouver durablement les sommets du football français et européen. Rolland Courbis, conforté dans ses fonctions après une première saison prometteuse, poursuit la construction de son équipe autour d’un projet ambitieux[72]. Fidèle à sa philosophie de management, il pratique un turn-over régulier afin que l’ensemble de son effectif se sente impliqué et concerné par le projet collectif[73]. Il fait venir Robert Pirès, qu’il repositionne dans l’axe[74], ainsi que Florian Maurice[75], Jocelyn Gourvennec[76], Patrick Blondeau[72], Daniel Bravo[72] et Peter Luccin[77]. Il décide également de titulariser le jeune Stéphane Porato dans les buts phocéens, préférant ce dernier à Andreas Köpke[78].
Le début de championnat confirme rapidement les espoirs placés dans cette équipe. L’OM réalise une entame canon, enchaînant les succès et marquant les esprits lors d’un match historique contre Montpellier (5-4), remporté après avoir été mené 0-4 à la mi-temps[79]. Ce succès lance une série impressionnante de huit victoires consécutives. En parallèle, les Phocéens brillent sur la scène européenne, éliminant le Werder Brême et l’AS Monaco pour se hisser en quart de finale de la Coupe UEFA. À la mi-saison, le club apparaît comme un prétendant sérieux à un doublé championnat-Europe.
La seconde partie de saison s’avère plus contrastée. Malgré quelques victoires marquantes, notamment contre Bastia (3-1) et Lorient (4-1), l’équipe laisse filer des points précieux et voit Bordeaux revenir dans la course. Le tournant intervient en janvier 1999, avec une lourde défaite au stade Chaban-Delmas (4-1), qui relance totalement la lutte pour le titre. Dès lors, un « mano a mano » haletant s’engage entre les deux clubs, ponctué de changements de leader et de nombreux rebondissements. L’OM alterne prestations abouties et contre-performances frustrantes, concédant notamment des égalisations en toute fin de match ou trébuchant face à des adversaires moins bien classés. Sur la scène européenne, le parcours marseillais reste remarquable. Après avoir éliminé successivement le Celta Vigo et Bologne, l’équipe atteint la finale de la Coupe UEFA, perdue contre Parme (3-0) avec un effectif décimé par les blessures et les suspensions.
La fin de saison offre un scénario d’une intensité rare. À trois journées du terme, l’OM occupe la tête avec deux points d’avance, mais une défaite face au PSG (2-1) au Parc des Princes change tout : en quatre minutes, les Marseillais perdent l’avantage et la première place au profit de Bordeaux[80]. Ce match suscite des critiques envers Rolland Courbis, plusieurs observateurs estimant que ses choix tactiques — notamment les sorties de Dugarry et Maurice — ont affaibli l’équipe dans le dernier quart d’heure[81]. Les victoires finales contre Auxerre (1-0) et Nantes (1-0) ne suffisent pas : les Girondins remportent le titre avec un seul point d’avance.
La fin de l’ère Courbis (1999)
La saison 1999-2000 s’ouvre dans un contexte mouvementé. Bien décidé à confirmer les bons résultats des deux saisons précédentes, Rolland Courbis procède à une large refonte de l’effectif avec les arrivées de Stéphane Dalmat, Sébastien Pérez, Ibrahima Bakayoko, Iván de la Peña, Kaba Diawara, Éric Decroix ou encore Eduardo Berizzo[82]. Mais ces renforts ne compensent pas les départs majeurs de l’intersaison, notamment ceux de Cyril Domoraud[83], Éric Roy[84] et surtout du capitaine Laurent Blanc, dont l’influence dans le vestiaire et sur le terrain était déterminante[85].
Sur le plan sportif, l’OM peine à retrouver son niveau. Malgré une victoire face au champion d’Europe en titre Manchester United (1-0) au Stade Vélodrome[86], l’équipe échoue lors de la seconde phase de groupes de la Ligue des champions et ne parvient pas à rivaliser en championnat.
Les résultats décevants, conjugués à une usure interne et à des tensions croissantes avec la direction, finissent par avoir raison de l’entraîneur marseillais. En novembre 1999, Rolland Courbis est démis de ses fonctions[87].
RC Lens (2000-2001)
Rolland Courbis tente de relancer sa carrière d’entraîneur en rejoignant le RC Lens à l’été 2000[88]. Ce choix symbolise pour lui un nouveau défi : celui de replacer un club ambitieux sur le devant de la scène nationale. Il ramène des joueurs comme El-Hadji Diouf et Antoine Sibierski. Très attendu, l’entraîneur apporte dès son arrivée son style direct, sa personnalité charismatique et son exigence tactique, qui séduisent d’abord une partie de l’effectif et du public[89].
Le début de saison est prometteur : les Lensois s’imposent d’entrée face au FC Nantes à la Beaujoire (0-2) et prennent même brièvement la tête du championnat jusqu’à la 6e journée. Mais la dynamique s’essouffle rapidement : le jeu peine à convaincre, et Lens glisse progressivement au classement pour occuper la 9e place à la mi-saison.
Les difficultés s’accentuent lors de la phase retour. Les choix tactiques de Courbis sont remis en question, et le vestiaire se divise : plusieurs cadres, proches du technicien – tels que Franck Dumas, Cyril Rool ou José-Karl Pierre-Fanfan – supportent difficilement le « lâchage » de plusieurs coéquipiers, notamment Daniel Moreira ou Lamine Sakho[90]. La gestion du poste de gardien, marquée par la mise à l’écart du capitaine et figure emblématique Guillaume Warmuz, provoque également de fortes tensions au sein du staff et du vestiaire[91].
Le point de rupture intervient lors de la 26e journée, après une défaite sur la pelouse du RC Strasbourg alors lanterne rouge (1-0). Éloigné des objectifs européens fixés en début de saison, Courbis est démis de ses fonctions en février 2001, alors que le club occupe la 13e place et lutte désormais pour son maintien[92].
Il est remplacé par son adjoint Georges Tournay, qui parvient à stabiliser la situation et à assurer la survie du RC Lens en Division 1, terminant la saison à la 14e place[93].
AC Ajaccio (2001-2003)
En 2001, Rolland Courbis retrouve la Méditerranée en prenant la direction de l’AC Ajaccio, alors en Division 2[94]. Il hérite d’un projet ambitieux lancé en 1992 par le président Michel Moretti : structurer durablement le projet corse et ramener l’ACA dans l’élite, trente ans après sa dernière apparition en première division[95].
Malgré des moyens très limités — un budget d’environ 3,5 millions d’euros, le plus faible de D2 —[96], Courbis parvient à bâtir une équipe compétitive. Il s’appuie sur un recrutement malin, ciblant des joueurs en quête de relance, laissés libres ou prêtés : Stéphane Trévisan[97], David Terrier[98], Walid Regragui[99] ou encore Sébastien Squillaci[100]. L’AC Ajaccio s’impose comme l’un des cadors de la division et assure sa montée en Ligue 1 après une victoire 1-0 contre Niort à la 35e journée[101]. Lors de la 36e journée, le club décroche le titre de champion de Division 2, après une victoire 1-0 sur le terrain de Nîmes[102],[103].
La montée en Ligue 1 marque un tournant dans la stratégie sportive de l’AC Ajaccio. Conscient de la nécessité de renforcer considérablement l’équipe pour faire face à l’élite, Rolland Courbis procède à un profond renouvellement de l’effectif, avec près d’une quinzaine de recrues lors de l’intersaison 2002. Parmi elles figurent Bruno Rodriguez, Grégory Lacombe, Hervé Alicarte, Abdelnasser Ouadah, Xavier Collin, Stéphane Grégoire, Yohan Démont ou encore Mamadou Seck. À quelques semaines de la reprise du championnat, Courbis est confronté à des problèmes extra-sportifs : mis en examen dans le cadre de l’enquête sur les transferts présumés frauduleux effectués lors de son passage à l’Olympique de Marseille, il est placé sous contrôle judiciaire et interdit de toute activité en lien avec un club de football. Son adjoint Dominique Bijotat assure donc l’intérim en début de saison 2002-2003[104].
Alors qu’Ajaccio est 18e du championnat à la mi-saison, le juge allège les conditions du contrôle judiciaire de Courbis, lui permettant de revenir sur le banc[105]. Son premier match se solde par un match nul (0-0) contre le Paris Saint-Germain lors de la 21e journée[106], début d’une série de six rencontres consécutives sans défaite qui permet au club de sortir de la zone rouge. Une défaite contre Marseille lors de la 27e journée freine cette dynamique, suivie de deux lourdes défaites à domicile contre Monaco (2-4)[107] et Bordeaux (1-6)[108] aux 33e et 34e journées, qui replongent l’équipe dans la zone de relégation. Ajaccio réagit néanmoins lors du sprint final, prenant 7 points sur les quatre derniers matchs pour valider son maintien.
Après avoir accompli sa mission, Rolland Courbis quitte l’AC Ajaccio et choisit de partir à l’étranger[109].
Al Wahda et Alania Vladikavkaz (2003-2004)
En , Rolland Courbis rejoint le club d’Al Wahda Club, basé à Abou Dabi aux Émirats arabes unis[110]. Cette expérience dans le Golfe, marquée par un contexte sportif et culturel très différent, tourne court : il quitte ses fonctions en , après seulement quelques mois en poste.
En début d’année 2004, Courbis relève un nouveau défi en Russie, en prenant la tête de l’Alania Vladikavkaz, formation de première division[111]. Ses débuts sont encourageants et l’équipe semble en mesure d’assurer son maintien en championnat[112]. Mais son aventure s’interrompt brutalement dans un climat de grande tension sécuritaire : à la suite de la prise d’otages de Beslan — tragédie survenue à une quinzaine de kilomètres du centre d’entraînement du club —, l’entraîneur français préfère quitter prématurément son poste, invoquant des raisons de sécurité personnelle et familiale[113].
Retour à l’AC Ajaccio (2004-2006)
Le , Rolland Courbis effectue son retour à l’AC Ajaccio, où il remplace Dominique Bijotat, limogé pour mauvais résultats[114]. Son premier match sur le banc se solde par un nul contre le FC Nantes (1–1) à la 12e journée du championnat, suivi d’un autre partage des points à Monaco (2–2) une semaine plus tard. À la 15e journée, il obtient sa première victoire à la tête du club, face à l’Olympique de Marseille (2–1), un succès symbolique qui relance la dynamique. À la 17e journée, Ajaccio arrache un bon nul contre l’Olympique lyonnais (1–1), alors triple champion de France en titre. Malgré ces progrès, les Corses bouclent la phase aller à la 19e place du classement. La seconde partie de saison est marquée par une spectaculaire remontée[115]. Sous l’impulsion de Courbis, l’équipe enchaîne 8 victoires et 5 matchs nuls en 19 matchs de Ligue 1, finissant à la 14e place[116]. Parmi les performances marquantes figurent un succès 2–1 contre l’OM au Vélodrome[117], un large 3–0 contre Monaco[118] et une victoire 2–0 à Lille, alors dauphin du championnat[119].
Fort de cette réussite, Courbis prolonge son aventure pour la saison 2005-2006[120]. Malgré les départs de d’Abdelnasser Ouadah et Yohan Démont, il mène un recrutement ambitieux en attirant Frédéric Danjou, Kaba Diawara, Kamel Chafni, Rafik Saïfi, Romain Rocchi et Stéphane Ziani[121]. Le début de saison est encourageant : Ajaccio reste invaincu lors des six premières journées de Ligue 1. Cependant, la suite s’avère beaucoup plus difficile[122]. Les Ajacciens enchaînent une série de quinze rencontres de championnat sans la moindre victoire. Fragilisé par cette spirale négative, Rolland Courbis est limogé en janvier 2006, après un peu plus d’un an sur le banc ajaccien[123].
Montpellier HSC (2007-2009)
En avril 2007, alors que le Montpellier Hérault Sport Club occupe la 18e place de Ligue 2 après 34 journées, le président Louis Nicollin décide de se séparer de Jean-François Domergue et confie l’équipe à Rolland Courbis[124]. En l’espace de quatre rencontres, il parvient à redresser la situation et à assurer le maintien du club dans l’antichambre de l’élite. Un épisode controversé marque cette fin de saison : la rencontre décisive contre Ajaccio, son ancien club, suscite des soupçons de match arrangé, au point que certains bookmakers décident de suspendre les paris[125].
Convaincu par ce redressement, le club prolonge Courbis pour deux saisons, avec pour objectif une remontée en Ligue 1, que le club n’a plus connue depuis 2004. Il restructure l’effectif et recrute plusieurs joueurs qu’il connaît bien, comme Abdelnasser Ouadah, Grégory Lacombe et Nenad Džodić, ainsi que Souleymane Camara[126]. S’appuyant aussi sur la formation, il installe durablement Jamel Saihi, Mapou Yanga-Mbiwa et Karim Aït-Fana, formés au club, dans le onze titulaire. Montpellier termine 8e du championnat.
Pour la saison 2008–2009, Courbis recrute notamment Tino Costa, Joris Marveaux, Garry Bocaly, Lilian Compan ou Xavier Collin. Après un début de championnat difficile – marqué par trois défaites lors des six premiers matchs et des menaces de licenciement[127] – les Montpelliérains enchaînent plusieurs victoires et se hissent sur le podium du championnat à la trêve hivernale. À la suite de deux revers en fin de saison, notamment face à Nîmes à la 31e journée[128] et Lens à la 32e journée, le club se retrouve à cinq points du podium[129]. De nouvelles rumeurs de licenciement concernant l’entraîneur apparaissent alors[130]. L’équipe réagit ensuite en remportant quatre matchs consécutifs et en obtenant un match nul, ce qui lui permet de rester en course pour la montée[131]. Le , lors de la dernière journée, Montpellier affronte le RC Strasbourg au stade de la Mosson. Les buts de Costa et Marveaux permettent au MHSC de s’imposer et de retrouver la Ligue 1[132],[133].
Malgré cette accession en Ligue 1 et un projet sportif relancé, Rolland Courbis quitte Montpellier. Sa condamnation dans l’affaire des comptes de l’OM devient définitive après le rejet de son pourvoi en cassation en octobre 2008, l’obligeant à purger une peine de prison[C 7]. Il sera remplacé par René Girard[134].
Niger et FC Sion (2012)
Le , Rolland Courbis est nommé conseiller technique de l’équipe du Niger de football en vue de la Coupe d’Afrique des nations 2012, organisée au Gabon et en Guinée équatoriale[135]. Placée dans un groupe relevé aux côtés du pays hôte gabonais, de la Tunisie et du Maroc, la sélection nigérienne ne parvient pas à créer la surprise et est éliminée dès le premier tour après trois défaites en autant de matchs[136]. À l’issue du tournoi, Courbis est nommé sélectionneur du Mena par la Fédération nigérienne de football[137], mais démissionne en juin 2012[138].
Fin avril 2012, il est sollicité par les dirigeants du FC Sion pour succéder à Laurent Roussey, récemment limogé. L’accord est rapidement trouvé, et Courbis prend les rênes du club suisse jusqu’à la fin de la saison[139]. Cependant, après seulement deux matchs dirigés — une défaite contre Lausanne (0-1) et une victoire face au Grasshopper Zurich (3-2) — il quitte ses fonctions, faute de posséder la licence UEFA Pro requise pour entraîner en Super League[140].
USM Alger (2012-2013)
Le , Rolland Courbis signe un contrat de dix-huit mois avec le club algérien de l’USM Alger[141]. Le , il remporte la Coupe d’Algérie en battant en finale le MC Alger (1-0)[142]. Quinze jours plus tard, il remporte son second titre avec le club algérois, la Coupe de l’UAFA contre les koweïtiens d’Al-Arabi grâce à une victoire 3-2 lors de la finale retour après avoir fait un match nul et vierge à l’aller[143].
Il quitte l’USMA le [144].
Retour au Montpellier HSC (2013-2015)
Le , Rolland Courbis est de retour à Montpellier qui évolue désormais en Ligue 1[145]. Il succède à Jean Fernandez, démissionnaire alors que le club occupe la 17e place du championnat après 17 journées[146]. Son contrat porte sur une durée de deux ans et demi.
Malgré deux premières rencontres décevantes face à l’AS Saint-Étienne (0-1)[147] et au SC Bastia (0-0)[148], Courbis parvient à stabiliser l’équipe, qui entame l’année 2014 sur une dynamique nettement plus positive. Il s’appuie sur une organisation défensive plus rigoureuse et sur l’émergence de joueurs clés tels que Benjamin Stambouli, Rémy Cabella et M’Baye Niang, prêté par l’AC Milan. Montpellier termine la saison à la 15e place de la Ligue 1. En Coupe de France, le club crée la surprise en éliminant le Paris Saint-Germain au Parc des Princes en seizièmes de finale (2-1)[149].
La saison 2014-2015 marque une progression nette. Courbis restructure en profondeur son équipe et impose un schéma de jeu plus cohérent, fondé sur une défense solide autour de Vitorino Hilton, Abdelhamid El Kaoutari et Daniel Congré. Il installe durablement Bryan Dabo[150] et Jonas Martin dans l’entrejeu[151] aux côtés de Morgan Sanson. Anthony Mounier occupe le couloir gauche[152]. Ce collectif équilibré signe plusieurs performances marquantes en championnat, notamment deux succès contre l’Olympique de Marseille (2-0 au Vélodrome[153] ; 2-1 au Stade de la Mosson[154]), un match nul au Parc des Princes face au PSG (0-0)[155] ou une large victoire 4-0 sur la pelouse du Stade rennais[156]. L’attaquant paraguayen Lucas Barrios, longtemps en difficulté lors de la première partie de saison, retrouve son efficacité et contribue à la bonne dynamique du printemps[157]. Montpellier se mêle un temps à la lutte pour l’Europe avant de terminer à la 7e place du championnat.
L’exercice 2015-2016 débute de manière catastrophique : Montpellier enregistre le pire départ de son histoire en Ligue 1 avec quatre défaites et un nul lors des cinq premières journées et occupe la dernière place du classement à l’issue du mois d’août. Malgré une première victoire contre Lorient (2-1) à la 8e journée[158] et un succès face à Bastia (2-0) trois journées plus tard[159], le club reste en difficulté. La phase aller est marquée par un hiver plus encourageant : les Héraultais signent notamment une victoire de prestige à Lyon (4-2) lors de la 15e journée, portés par Casimir Ninga, auteur d’un doublé, et Ryad Boudebouz[160]. Montpellier termine la phase aller à la 13e place du championnat après avoir enchaîné plusieurs résultats positifs, dont un match nul face à l’Olympique de Marseille (2-2)[161] et une victoire contre Guingamp (2-1)[162].
Mécontent de ne pas avoir obtenu de prolongation de contrat[163], Rolland Courbis décide de présenter sa démission le [164], mettant ainsi un terme à son deuxième passage sur le banc montpelliérain.
Stade rennais (2016)
Le , moins de trois semaines après son départ à Montpellier, il devient conseiller sportif du président du Stade rennais, René Ruello[165]. Huit jours plus tard, le , il est nommé officiellement entraîneur du Stade rennais, en remplacement de Philippe Montanier[166].
Sous sa direction, Rennes connaît un début prometteur marqué par plusieurs victoires spectaculaires, notamment un succès dans le derby face au FC Nantes (4-1)[167] et une large victoire contre l’Olympique de Marseille (5-2)[168]. Cette période est également marquée par l’explosion d’Ousmane Dembélé que Courbis installe durablement dans le onze titulaire. L’attaquant devient rapidement l’une des révélations de la saison grâce à ses performances remarquées en Ligue 1[169]. Après un succès face au Stade de Reims (3-1) à la 32e journée qui propulse le club à la 4e place du classement[170], les Bretons s’effondrent sur la fin de saison : ils enchaînent cinq défaites et un match nul lors des six dernières journées, compromettant leurs ambitions européennes[171].
Le Stade rennais termine finalement à la 8e place du championnat, alors qu’il occupait la 6e à l’arrivée de Courbis. Son expérience sur le banc prend fin en , avec l’arrivée de Christian Gourcuff pour la saison suivante[172].
SM Caen (2019)
En février 2019, Rolland Courbis s’engage jusqu’à la fin de saison avec le SM Caen en tant qu’entraîneur, en collaboration Fabien Mercadal, déjà en place lors de son arrivée[173].
En difficulté, le club normand est relégué en fin de saison en finissant à la 19e place de Ligue 1[174],[175].
Consultant pour la radio et la télévision
RMC et BFM TV (depuis 2005)

En janvier 2005, Rolland Courbis rejoint RMC à l’initiative de François Pesenti, alors directeur des sports de la station[176]. Il intervient d’abord dans Larqué Foot, l’émission de Jean-Michel Larqué et Jano Resseguié[L 1],[177]. Dès la rentrée suivante, il lance sa propre émission, Coach Courbis, du mardi au jeudi de 20 h à 22 h (du lundi au jeudi de 20 h à 21 h durant la saison 2005-2006), qui l’impose comme l’une des voix majeures de la station[178],[179]. En avril 2006, il intègre l’équipe de l’After Foot, présentée par Gilbert Brisbois et Daniel Riolo[180],[181],[182],[183]. Puis, à partir d’avril 2009, il participe également aux Paris RMC[184],[185].
Le 20 septembre 2009, à la suite de son arrestation (voir section Affaires judiciaires), Rolland Courbis est suspendu d’antenne[186]. Durant son absence, il est remplacé par Éric Di Meco[187]. Il retrouve son poste le 16 février 2010, après cinq mois d’interruption[188].
Lors de la Coupe du monde 2010, il rejoint BFM TV, chaîne d’information en continu du groupe NextRadioTV qui abrite RMC mais aussi BFM TV[189].
À la rentrée 2012, Coach Courbis est renommée l’Intégrale Foot. Larqué Foot et Les Paris RMC cèdent leur place aux Grandes Gueules du sport, émission diffusée chaque samedi et dimanche de 10 h à 13 h sur RMC, à laquelle Courbis participe régulièrement[190].
Entre et , tout en exerçant dans différents clubs de Ligue 1 — notamment à Montpellier puis à Rennes —, il poursuit ses interventions sur RMC et BFM TV[191],[192].
À partir de la rentrée 2016, il rejoint la nouvelle chaîne SFR Sport, réalisée par NextRadioTV qui, comme SFR, appartient à Altice France[193]. Parallèlement, il continue de collaborer avec RMC. Lors de la saison 2016-2017, il est à l’antenne dans plusieurs émissions : Manu & Coach, coanimée avec Emmanuel Petit, diffusée du mardi au jeudi de 20 h à 21 h[194], Larqué Foot le vendredi et Les Grandes Gueules du sport le week-end.
À la rentrée 2017, en amont de la Coupe du monde 2018, RMC restructure ses soirées consacrées au football. Le Super Football Show devient la nouvelle tranche phare diffusée de 20 h à minuit, au sein duquel Rolland Courbis possède sa propre émission, Coach Football Show[195].
La saison suivante, en 2018-2019, Rolland Courbis propose une rubrique intitulée La conf de Coach, diffusée du mardi au jeudi de 20 h à 21 h dans le cadre du RMC Football Show[196]. Il intervient également dans Ici c’est Willy, la nouvelle émission animée par Willy Sagnol qui succède à Larqué Foot le vendredi[197], ainsi que dans le RMC Sport Show, diffusée chaque samedi de 19 h à 22 h, avec Jean-Christophe Drouet, Denis Charvet et Stephen Brun[198].
Le , nommé au SM Caen, il met temporairement entre parenthèses ses activités de consultant pour se consacrer au maintien du club[199].
Lors de la saison 2019-2020, il intervient dans Breaking Foot, une émission présentée par Mohamed Bouhafsi[200]. En 2020-2021, il participe à Top of the Foot, coanimée par Mohamed Bouhafsi et Jean-Louis Tourre[201].
Entre 2021 et 2024, Rolland Courbis participe à l’After Live, lors des soirées de matchs sur RMC[202],[203].
Depuis 2024, ses interventions se concentrent sur le week-end, notamment dans l’Intégrale Foot et Les Paris RMC[204].
Autres collaborations
Rolland Courbis commente des matchs de la Coupe du monde 1998 avec Denis Balbir sur Canal+.
De 2006 à 2007, il participe en tant que débatteur à l’émission Le Monde est Foot présentée par Christophe Josse sur TPS Foot[205]. La saison suivante, il devient chroniqueur dans le magazine dominical France 2 Foot présentée par Denis Balbir sur France 2[206].
En juillet 2011, il rejoint CFoot où il participe chaque lundi aux côtés de Jean-Michel Larqué, à l’émission C Le Talk animée par David Astorga et Julie Raynaud[207]. La chaîne cesse d’émettre fin mai 2012.
En 2024, tout en continuant ses activités sur RMC, il intègre L’Équipe du soir sur La chaîne L’Équipe[176].
Il meurt le 12 janvier 2026[208] à cinq heures du matin.
Style de jeu
En tant que joueur
Rolland Courbis est formé au poste de meneur de jeu, où il évolue notamment derrière Albert Emon dans les équipes de jeunes de l’Olympique de Marseille. Il recule ensuite progressivement sur le terrain, passant milieu relayeur puis milieu défensif, avant d’être repositionné au poste de libero en équipe de France juniors[7], où il joue notamment aux côtés de Christian Lopez[C 8].
Joueur à l’aise techniquement, Courbis se distingue par sa lecture du jeu, sa rigueur tactique et sa solidité défensive. Dur sur l’homme et fiable en un contre un, il affiche également une bonne qualité de relance, héritée de sa formation offensive.
Défenseur réputé rugueux, il n’hésite pas à user d’impact physique pour s’imposer face à ses adversaires[209],[210],[211]. Profitant d’une époque où les tacles dangereux n’étaient pas systématiquement sanctionnés : « J’avais un truc : sur le premier ballon que touchait mon adversaire, je le cassais. L’arbitre me collait un carton jaune, mais ensuite, le type avait tellement la trouille que je n’avais plus besoin de commettre de faute[2]. »
En tant qu’entraîneur
Rolland Courbis est réputé pour ses qualités de meneur d’hommes et sa capacité à mobiliser ses joueurs[212],[213]. Son style de management repose sur une communication directe, une approche humaine et une autorité bienveillante souvent teintée d’humour[214], des atouts qui en font un leader respecté dans les vestiaires[215].
Sur le plan tactique, lors de ses débuts à Toulon, il expérimente une défense à cinq en zone, structurée autour de trois défenseurs centraux et de deux latéraux très actifs[216], ce qui lui permet de mener l’équipe vers la meilleure défense de Division 1 en 1988. Un schéma novateur pour Bernard Casoni : « Défensivement, à Toulon, on était en avance sur beaucoup de monde. Il arrivait à faire appliquer des principes qui sont toujours valables aujourd’hui : défendre en avançant, coulisser… En 1986, avec Courbis, on était dans le vrai[217]. » Peter Bosz, quant à lui, ajoute : « Rolland, on le voyait avec son chronomètre et son sifflet, et tous les joueurs rigolaient, mais tactiquement, c’était très très fort, surtout au milieu et en défense, moins en attaque. J’ai beaucoup appris de lui, comment coulisser, le travail défensif…[218] » Ses résultats renforcent cette réputation de bâtisseur de blocs solides : meilleure défense du championnat avec Bordeaux en 1993, avec Marseille en 1998 et 1999, et avec Ajaccio en D2 en 2002.
Pragmatique, Courbis adapte son approche aux qualités de ses effectifs et aux spécificités de l’adversaire[219]. Cette souplesse se manifeste aussi sur le plan offensif. À Bordeaux (1994), Toulouse (1995), Marseille (1999) puis Montpellier (2009), ses équipes comptent parmi les meilleures attaques de leurs championnats respectifs, témoignant de sa capacité à construire des formations équilibrées.
Enfin, il n’hésite pas à introduire des ajustements tactiques surprenants pour déstabiliser l’adversaire, comme le repositionnement de certains joueurs dans des rôles inhabituels[220],[221]. Il a notamment innové en repositionnant des joueurs offensifs devant la défense, afin d’optimiser la relance et la construction du jeu[222],[223]. Il a aussi contribué à populariser l’utilisation de joueurs excentrés sur leur pied inversé (droitier à gauche et inversement), une idée inspirée par le handball qui a progressivement influencé les méthodes tactiques[224].
Statistiques
En tant que joueur
| Saison | Club | Championnat | Coupe(s) nationale(s) | Supercoupe | Compétition(s) continentale(s) |
Total | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Division | M. | B. | M. | B. | M. | B. | Comp. | M. | B. | M. | B. | ||
| 1971-1972 | Division 1 | 2 | 0 | 1 | 0 | – | – | C1 | – | – | 3 | 0 | |
| 1972 | Division 1 | 1 | 1 | – | – | 1 | 0 | C1 | – | – | 2 | 1 | |
| Sous-total | 3 | 1 | 1 | 0 | 1 | 0 | – | – | – | 5 | 1 | ||
| 1972-1973 | Division 1 | 26 | 1 | 2 | 0 | – | – | – | – | – | 28 | 1 | |
| 1973-1974 | Alpha Ethniki | 4 | 0 | – | – | – | – | C1 | – | – | 4 | 0 | |
| 1974-1975 | Division 1 | 33 | 0 | 4 | 0 | – | – | – | – | – | 37 | 0 | |
| 1975-1976 | Division 1 | 35 | 0 | 4 | 0 | – | – | – | – | – | 39 | 0 | |
| 1976-1977 | Division 1 | 34 | 0 | 4 | 0 | – | – | C3 | 2 | 0 | 40 | 0 | |
| Sous-total | 102 | 0 | 12 | 0 | – | – | – | 2 | 0 | 116 | 0 | ||
| 1977-1978 | Division 1 | 27 | 1 | 9 | 2 | – | – | – | – | – | 36 | 3 | |
| 1978-1979 | Division 1 | 35 | 1 | 4 | 0 | – | – | C1 | 4 | 0 | 43 | 1 | |
| 1979-1980 | Division 1 | 28 | 0 | 4 | 0 | – | – | C3 | 3 | 0 | 35 | 0 | |
| 1980-1981 | Division 1 | 22 | 0 | 3 | 0 | – | – | C2 | 2 | 0 | 27 | 0 | |
| 1981-1982 | Division 1 | 12 | 0 | 1 | 0 | – | – | C3 | 1 | 0 | 14 | 0 | |
| Sous-total | 124 | 2 | 21 | 2 | – | – | – | 10 | 0 | 155 | 4 | ||
| 1982-1983 | Division 2 | 34+2 | 1+0 | 5 | 1 | – | – | – | – | – | 41 | 2 | |
| 1983-1984 | Division 1 | 35 | 0 | 8 | 0 | – | – | – | – | – | 43 | 0 | |
| 1984-1985 | Division 1 | 16 | 0 | 1 | 0 | – | – | – | – | – | 17 | 0 | |
| Sous-total | 87 | 1 | 14 | 1 | – | – | – | – | – | 101 | 2 | ||
| Total sur la carrière | 346 | 5 | 52 | 3 | 1 | 0 | – | 12 | 0 | 411 | 8 | ||
En tant qu’entraîneur
| Saison | Équipe | Championnat | Classement | M.j. | G | N | P | Bp | Bc | Diff | % Vic. | Coupe nationale | Coupe de la Ligue | Coupe continentale | Coupe arabe |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1986-1987 | SC Toulon | 15e | 23 | 9 | 9 | 5 | – | – | – | 39,1 % | 32e de finale | N/A | N/A | N/A | |
| 1987-1988 | SC Toulon | 5e | 38 | 14 | 13 | 11 | 41 | 26 | +15 | 36,8 % | 16e de finale | N/A | N/A | N/A | |
| 1988-1989 | SC Toulon | 11e | 38 | 12 | 14 | 12 | 30 | 29 | +1 | 31,5 % | 8e de finale | N/A | N/A | N/A | |
| 1989-1990 | SC Toulon | – | 23 | 7 | 8 | 8 | – | – | – | 30,4 % | N/A | N/A | N/A | N/A | |
| 1991-1992 | US Endoume Marseille | 3e | 30 | 19 | 4 | 7 | 63 | 43 | +20 | 63,3 % | 5e tour | N/A | N/A | N/A | |
| 1992-1993 | Girondins de Bordeaux | 4e | 38 | 18 | 12 | 8 | 42 | 25 | +17 | 47,3 % | Quart de finale | N/A | N/A | N/A | |
| 1993-1994 | Girondins de Bordeaux | 4e | 38 | 19 | 8 | 11 | 54 | 37 | +17 | 50 % | 8e de finale | N/A | 8e de finale (C3) | N/A | |
| 1994-1995 | Toulouse FC | 4e | 42 | 22 | 11 | 9 | 69 | 43 | +26 | 52,3 % | 8e tour | Quart de finale | N/A | N/A | |
| 1995-1996 | Toulouse FC | – | 18 | 8 | 3 | 7 | 19 | 16 | +3 | 44,4 % | N/A | 32e de finale | N/A | N/A | |
| 1996-1997 | Girondins de Bordeaux | 4e | 38 | 16 | 15 | 7 | 59 | 42 | +17 | 42,1 % | Quart de finale | Finale | N/A | N/A | |
| 1997-1998 | Olympique de Marseille | 4e | 34 | 16 | 9 | 9 | 47 | 27 | +20 | 47 % | 8e de finale | Quart de finale | N/A | N/A | |
| 1998-1999 | Olympique de Marseille | 2e | 34 | 21 | 8 | 5 | 56 | 28 | +28 | 61,7 % | 16e de finale | 16e de finale | Finale (C3) | N/A | |
| 1999-2000 | Olympique de Marseille | – | 16 | 5 | 7 | 4 | 21 | 15 | +6 | 31,25 % | N/A | N/A | 8e de finale (C1) | N/A | |
| 2000-2001 | RC Lens | – | 26 | 8 | 8 | 10 | 56 | 28 | +28 | 30,7 % | 32e de finale | 8e de finale | 3e tour (CI) | N/A | |
| 2001-2002 | AC Ajaccio | Champion | 38 | 20 | 12 | 6 | 47 | 25 | +27 | 52,6 % | 16e de finale | 32e de finale | N/A | N/A | |
| 2002-2003 | AC Ajaccio | 17e | 38 | 9 | 12 | 17 | 29 | 49 | -20 | 23,6 % | 16e de finale | 16e de finale | N/A | N/A | |
| 2004 | Alania Vladikavkaz | – | 22 | 6 | 5 | 11 | – | – | – | 27,2 % | 8e de finale | N/A | N/A | N/A | |
| 2004-2005 | AC Ajaccio | 14e | 27 | 9 | 10 | 8 | 30 | 24 | +6 | 33,3 % | 16e de finale | 16e de finale | N/A | N/A | |
| 2005-2006 | AC Ajaccio | – | 21 | 2 | 7 | 12 | 10 | 27 | -17 | 9,5 % | 16e de finale | Quart de finale | N/A | N/A | |
| 2006-2007 | Montpellier HSC | 15e | 4 | 2 | 1 | 1 | 5 | 3 | +2 | 50 % | N/A | N/A | N/A | N/A | |
| 2007-2008 | Montpellier HSC | 8e | 38 | 14 | 12 | 12 | 43 | 32 | +11 | 36,8 % | 16e de finale | 8e de finale | N/A | N/A | |
| 2008-2009 | Montpellier HSC | 2e | 38 | 19 | 9 | 10 | 61 | 36 | +25 | 50 % | 32e de finale | 8e de finale | N/A | N/A | |
| 2011-2012 | FC Sion | 9e | 2 | 1 | 0 | 1 | 3 | 3 | 0 | 50 % | N/A | N/A | N/A | N/A | |
| 2012-2013 | USM Alger | 4e | 23 | 13 | 4 | 6 | 25 | 9 | +16 | 56,5 % | Vainqueur | N/A | 8e de finale (C3) | Vainqueur (UAFA) | |
| 2013-2014 | USM Alger | – | 10 | 4 | 4 | 2 | 10 | 7 | +3 | 40 % | N/A | N/A | N/A | N/A | |
| 2013-2014 | Montpellier HSC | 15e | 21 | 6 | 8 | 7 | 27 | 30 | -3 | 28,5 % | 8e de finale | N/A | N/A | N/A | |
| 2014-2015 | Montpellier HSC | 7e | 38 | 16 | 8 | 14 | 46 | 39 | +7 | 42,1 % | 32e de finale | 16e de finale | N/A | N/A | |
| 2015 | Montpellier HSC | – | 19 | 6 | 4 | 9 | 22 | 25 | -3 | 31,5 % | N/A | 16e de finale | N/A | N/A | |
| 2016 | Stade rennais FC | 8e | 17 | 6 | 3 | 8 | 22 | 29 | -7 | 35,3 % | N/A | N/A | N/A | N/A | |
| 2019 | Stade Malherbe Caen | 19e | 13 | 4 | 2 | 7 | 9 | 21 | -12 | 30,8 % | Quart de finale | N/A | N/A | N/A |
Palmarès
En tant que joueur
- Champion de France en 1972 avec l’Olympique de Marseille, en 1978 et 1982 avec l’AS Monaco
- Champion de Grèce en 1974 avec l’Olympiakos
- Vainqueur de la Coupe de France en 1972 avec l’Olympique de Marseille et en 1980 avec l’AS Monaco (ne joue pas les finales)
- Vice-champion de France de D2 en 1983 avec le SC Toulon
En tant qu’entraîneur
- Championnat de France de D2 en 2002 avec l’AC Ajaccio
- Vainqueur de la Coupe d’Algérie en 2013 avec l’USM Alger
- Vainqueur de la Coupe de l’UAFA en 2013 avec l’USM Alger
- Finaliste de la Coupe UEFA en 1999 avec l’Olympique de Marseille
- Vice-champion de France en 1999 avec l’Olympique de Marseille
- Finaliste de la Coupe de la Ligue en 1997 avec les Girondins de Bordeaux
- Vice-champion de France de L2 en 2009 avec Montpellier HSC
Affaires judiciaires
Affaire de baronnage du Palm Beach
En mars 1990, Rolland Courbis est placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête menée par la brigade des jeux sur une affaire de fraude dans les casinos Palm Beach et Croisette à Cannes. Il est soupçonné d’avoir remporté plusieurs millions de francs au Palm Beach en 1989 grâce à une fraude organisée impliquant des croupiers, selon une méthode appelée « baronnage »[226].
Il avait déjà gagné 1,6 million de francs au casino de Beaulieu en décembre 1988. La comtesse Maria-Luisa Rizzoli, compagne de Courbis, est également mise en cause pour sa participation présumée à un détournement de fonds dans le même établissement[227].
L’enquête s’inscrit dans un contexte de pertes financières importantes : le Palm Beach avait enregistré un déficit de plus de 11 millions de francs sur l’exercice 1987-1988[228].
En juin 1994, le procureur de la République requiert contre Rolland Courbis et Maria-Luisa Rizzoli une peine d’un an de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 100 000 francs. Le tribunal correctionnel de Grasse prononce finalement leur relaxe[229]. En janvier 1996, la cour d’appel d’Aix-en-Provence confirme cette décision, mettant définitivement un terme aux poursuites engagées dans cette affaire[230]
Affaire de la caisse noire du SC Toulon
En , Rolland Courbis, alors manager général du SC Toulon, est impliqué dans une affaire de comptabilité occulte liée à la gestion financière du club. Une « caisse noire » est mise en place afin de dissimuler des revenus non déclarés issus de transferts de joueurs et de contourner les obligations fiscales. Courbis et le directeur administratif du club, Éric Goiran, sont inculpés par le juge d’instruction marseillais Jean-Pierre Zanoto pour recel, faux et usage de faux en écritures commerciales et abus de confiance[30]. Ils sont ensuite incarcérés et passeront 98 jours en détention préventive, jusqu’en [31].
L’affaire éclate à la suite des révélations de Raphaël Di Francia, un retraité marseillais devenu impresario sous la direction de Rolland Courbis. Ce dernier est chargé de percevoir des commissions illégales versées par des clubs acheteurs, notamment Bordeaux et le Matra Racing, sur un compte ouvert à Monaco sous le nom de Di Francia. Les sommes étaient ensuite retirées en espèces afin de financer des primes occultes aux joueurs ainsi que des dépenses personnelles de dirigeants[30],[231].
Maria-Luisa Rizzoli joue également un rôle dans ce système en ouvrant plusieurs comptes bancaires à Monaco et au Luxembourg destinés à dissimuler l’origine des fonds. Selon l’accusation, près de 13,6 millions de francs auraient ainsi été détournés, dont 10,9 millions auraient transité par les comptes de la comtesse Rizzoli[232]. Les fonds servaient notamment à rémunérer certains joueurs « au noir », via un système de fausses factures et de comptes offshore[233].
Pour dissimuler ces flux financiers, le SC Toulon a eu recours à des sociétés écrans et à des structures offshore, souvent basées dans des paradis fiscaux, afin d’échapper à l’impôt et de manipuler les comptes du club[232]. Ces pratiques ont conduit à une dégradation rapide de la situation financière, le déficit passant de 5,5 millions de francs en 1988 à plus de 70 millions en 1990[234], entraînant la rétrogradation administrative du club de la Division 2 au National en 1993[32].
Rolland Courbis est condamné en janvier 1995 à trois ans de prison avec sursis et 300 000 francs d’amende pour émission de fausses factures[235], puis, en avril 1997, à deux ans de prison dont six mois ferme pour fraude fiscale[236].
Affaire Rutily
Le 29 mars 1996, Rolland Courbis a été blessé par balle lors de l’assassinat de Dominique Rutily, président du Football Club Calvi et membre présumé du Gang de la Brise de mer[237].
Après un match à Hyères, Rutily est tombé dans une embuscade tendue par quatre hommes, tandis que Courbis a été blessé à l’abdomen par une balle ricochée et a survécu après une opération. L’enquête, confiée au SRPJ de Marseille, a conclu à un règlement de comptes lié au milieu corse[238]. Rutily, également propriétaire d’une discothèque à L’Ile-Rousse, et condamné en 1990 pour une attaque à main armée, était une figure importante du banditisme corse.
Affaire des comptes de l’OM
Le 1er juillet 2002, Rolland Courbis est placé en garde à vue dans les locaux du SRPJ de Marseille dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en décembre 1999 par les juges Frank Landou et Laure Roche pour abus de biens sociaux, recel d’abus de biens sociaux, faux et usage de faux[239]. L’enquête porte sur des soupçons de commissions occultes perçues par Courbis entre 1997 et 1999, période durant laquelle il est entraîneur de l’Olympique de Marseille sous la présidence de Robert Louis-Dreyfus[240].
Les magistrats estiment qu’il aurait bénéficié de rémunérations dissimulées lors de plusieurs transferts de joueurs, en particulier ceux d’Arthur Moses et de Ricardo Rojas. L’enquête met également en lumière des mouvements de fonds suspects vers des comptes à l’étranger, notamment via la Dresdner Bank de Düsseldorf, et implique plusieurs intermédiaires, dont Charles Camporro, directeur sportif de Bordeaux, soupçonné d’avoir réalisé une fausse surenchère pour faciliter la signature de Moses à Marseille[241],[242].
En août 2005, le parquet de Marseille requiert le renvoi devant le tribunal correctionnel de Courbis, Robert Louis-Dreyfus et douze autres personnes pour leur rôle dans ce système de transferts litigieux. Le réquisitoire du vice-procureur Marc Cimamonti chiffre à plus de 22 millions d’euros le montant des sommes présumées détournées des caisses de l’OM lors de quinze transferts de joueurs. Ces montants se répartiraient notamment comme suit[243] :
- 5,1 millions d’euros pour Daniel Montenegro
- 2,7 millions d’euros pour Eduardo Berizzo
- 2,5 millions d’euros pour Pablo Calandria
- 2,1 millions d’euros pour Claude Makélélé
- 2 millions d’euros pour Laurent Blanc et Iván de la Peña
- 1,8 million d’euros pour Arthur Moses
- 808 000 euros pour Fabrizio Ravanelli et Ibrahima Bakayoko
- 548 000 euros pour Christophe Dugarry
- 518 000 euros pour Sébastien Pérez
- 404 000 euros pour Ricardo Rojas et Édson
- 274 000 euros pour Kaba Diawara
- 152 000 euros pour Cyril Domoraud
Certaines opérations font l’objet de montages financiers complexes impliquant des sociétés écrans basées à l’étranger, comme le transfert du joueur argentin Calandria, acheté par une société des îles Vierges britanniques alors qu’il était libre de tout contrat[244],[245].
Le procès se tient du 13 au 30 mars 2006[246]. Le 9 juin 2006, le tribunal correctionnel de Marseille rend son verdict[247] :
- Rolland Courbis est condamné à deux ans d’emprisonnement ferme, assortis de la révocation d’un sursis antérieur portant sa peine totale à trois ans et demi, à 375 000 euros d’amende, et à cinq ans d’interdiction d’exercer toute activité dans le football.
- Robert Louis-Dreyfus est condamné à trois ans de prison avec sursis et 375 000 euros d’amende pour abus de biens sociaux.
- Les agents Gilbert Sau et Luciano D’Onofrio sont condamnés respectivement à dix-huit mois et six mois de prison ferme, ce dernier étant soupçonné d’avoir reversé une partie des commissions issues des transferts de Dugarry et Ravanelli sur un compte suisse appartenant à Courbis.
En appel, en octobre 2007, la cour d’appel d’Aix-en-Provence réduit les peines[248] :
- Rolland Courbis est condamné à deux ans de prison ferme et à 200 000 euros d’amende, sans interdiction d’exercer dans le football.
- Robert Louis-Dreyfus est condamné à dix mois de prison avec sursis et à 200 000 euros d’amende.
Interpellé le 19 septembre 2009, Rolland Courbis est placé en garde à vue à l’hôtel de police de Marseille en vue de son incarcération[249]. Le lendemain, il est écroué au centre pénitentiaire des Baumettes[250]. À sa demande, il est transféré le 5 octobre 2009 à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier[251]. Sur décision du juge d’application des peines du tribunal de Montpellier, Courbis est libéré le 12 février 2010[252]. Il demeure toutefois sous surveillance électronique, portant un bracelet dans le cadre de l’aménagement de sa peine[253]. Le 28 mai suivant, il est autorisé à retirer son bracelet, ce qui marque la fin définitive de sa peine.
Recel d’abus de biens sociaux
En 2014, au terme d’une comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité, il est condamné à 30 000 € d’amende pour recel d’abus de biens sociaux[254].
Image publique
Rolland Courbis bénéficie d’une image publique contrastée, mais reste globalement populaire auprès du public. Figure emblématique du football français, il est reconnu pour son franc-parler, son humour, sa gouaille et son tempérament impulsif. Sa personnalité haute en couleur, portée par son accent marseillais caractéristique, lui confère une notoriété durable, renforcée par la marionnette à son effigie dans Les Guignols de l’info à l’époque où il entraîne l’Olympique de Marseille, qui le présente comme un personnage « pagnolesque »[255].
Très présent dans les médias, il est considéré comme un « bon client », apprécié pour sa spontanéité et sa capacité à divertir. Il est régulièrement invité sur les plateaux de télévision, aussi bien dans des émissions sportives que dans des programmes grand public, tels que Ciel, mon mardi ![26], Tout le monde en parle[256], Nulle part ailleurs[257], Le Plus Grand Cabaret du monde[257], Vie privée, vie publique[257],[258], On ne peut pas plaire à tout le monde[259], T’empêches tout le monde de dormir[260], On n’est pas couché[261], Salut les Terriens[262], C à vous[263],[264] ou encore Les Douze Coups de midi[265].
Il s’essaie également à la comédie : il participe à une série de sketches humoristiques écrite par Philippe Guillard (Courbix et les Romains) diffusée sur Canal+ pendant la Coupe du monde 1998[266], et apparaît dans les films Trois Zéros (2002)[267] et Quatre Zéros (2024)[268]. En 2001, il participe à l’émission Grosses Têtes sur RTL[257].
Courbis est aussi à l’origine de la popularisation du surnom « Zizou » pour Zinédine Zidane, lors de leur passage commun aux Girondins de Bordeaux[269]. Bien que sa carrière d’entraîneur soit dense, il souffre d’une réputation de « coach qui ne gagne jamais », plusieurs titres lui ayant échappé de peu, notamment le championnat de France et la finale de la Coupe UEFA en 1999[270].
Devenu l’une des voix emblématiques de RMC, où il intervient sous le surnom de « Coach Courbis », il est reconnu pour ses analyses tranchantes et ses formules imagées devenues cultes, telles que : « On peut le siffler comme on peut ne pas le siffler », « Je n’ai pas la prétention de… mais je connais un minimum le football » ou encore « Avec de l’argent, tu n’es pas sûr de réussir, mais sans argent tu es sûr d’échouer ». Ses débats parfois virulents avec d’autres chroniqueurs, notamment Daniel Riolo, contribuent à entretenir sa notoriété médiatique.
Le , une polémique naît d’une interview de Patrice Évra accordée à l’émission Téléfoot. Le joueur s’en prend violemment à plusieurs consultants sportifs dont Rolland Courbis (« Roland Tournevis, sur RMC, il ne fait que parler ») mais aussi Bixente Lizarazu, Pierre Ménès et Luis Fernandez. Il dénonce leur acharnement contre lui : « Tous ceux-là, si tu mets Rama Yade arrière gauche, ils vont dire qu’elle est meilleure qu’Évra [271] ».
En 2022, il participe à une campagne publicitaire pour l’enseigne FootKorner, aux côtés du rappeur Koba LaD.
Vie privée

Divorcé de la mère de son fils Stéphane — né le et devenu agent de joueurs[272] —, Rolland Courbis fait la rencontre en 1980, dans une loge du stade San Siro de Milan, de Maria-Luisa Rizzoli, dite « Ljuba ». Née en 1932, elle est la veuve d’Andrea Rizzoli, magnat de la presse italienne et ancien président de l’AC Milan[2]. De 21 ans son aînée, la comtesse, héritière d’une immense fortune, l’introduit dans l’univers de la jet-set et des casinos. Ensemble, ils mènent une vie mondaine fastueuse, résidant dans une villa à Saint-Jean-Cap-Ferrat, collectionnant les voitures de luxe et fréquentant les cercles de jeux les plus prestigieux[30].
Le , il devient le père d’Olivia, aujourd’hui danseuse et actrice[273],[274], née de sa relation avec Clara Paban, journaliste à beIN Sports, avec qui il partage sa vie[275].
Résumé de ses activités à caractère artistique
Publications
- Rolland Courbis, Pourquoi mentir, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, , 325 p. (ISBN 978-2-7499-0754-3)
- [Courbis, Complètement foot 2018] Rolland Courbis, Complètement foot, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, , 239 p. (ISBN 978-2-7499-3675-8)
Filmographie
- 2002 : Trois Zéros de Fabien Onteniente : Entraîneur de Beşiktaş
- 2013 : Turf de Fabien Onteniente : lui-même
- 2024 : Quatre Zéros de Fabien Onteniente : lui-même
Télévision
- 2019 : Passe décisive (série documentaire, 6 épisodes de 30 minutes) de Benoît Pensivy et Jules Bian-Rosa sur RMC Sport : lui-même
- 2025 : Les héros du gazon (série documentaire, 8 épisodes de 13 minutes) de Jocelyn Hapdey sur France 3 : lui-même
Vidéographie
- 2013 : Les scandales du sport : La caisse noire de Toulon d’Emmanuelle Sudre, diffusé sur Toute l’Histoire et L’Équipe 21
- 2016 : L’Équipe Enquête : Rolland Courbis, les mille et une vies de Fabien Touati, diffusé sur L’Équipe 21
Notes et références
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- p. 158
- p. 24
- p. 28
- p. 26
- p. 32
- p. 34
- p. 35
- p. 125
- p. 14
Liens externes
- Ressources relatives au sport :
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