QUARTIER LIBRE AU CINEMA LE 25 FEVRIER 2026
QUARTIER LIBRE

Synopsis
Quand Pierre, architecte, arrive dans la cité des Indiens pour
s’occuper de la rénovation urbaine, il se heurte à la méfiance des
habitants. Parmi eux, Nadia, une jeune femme qui fait vivre sa
famille grâce à un petit trafic de contrefaçon. Quand elle décide
de manipuler Pierre et d’entrainer les habitants dans son combat
contre les destructions, rien ne se passe comme prévu…
Pourquoi le choix d’Orgemont, à
Epinay-sur-Seine dans le 93 ?
J’avais commencé à faire des
repérages à Saint-Ouen. Et je suis
tombé sur des travailleurs sociaux qui
m’ont dissuadé d’y tourner. D’après
eux, les dealers, qui tiennent plusieurs
quartiers, n’auraient pas laissé faire.
Et d’ailleurs pendant ces repérages
j’avais ressenti une ambiance assez
pesante, avec une police très présente,
à la recherche de drogue ou d’autres
choses… J’ai laissé tomber. Mais ça
m’a permis d’entrer en contact avec
une association qui travaille auprès
des jeunes (Jeunesse Feu Vert) et
qui m’a mis sur la piste d’Orgemont,
qui est une cité plus tranquille.
J’avais une inquiétude concernant le
Tipi, le bâtiment que squatte Nadia,
l’héroïne. Je me demandais vraiment
où j’allais pouvoir le trouver. Et là, je
vois le nouveau Dojo d’Orgemont et
sa « tour ». J’ai flashé, car vu sous
un certain angle, on dirait vraiment la
forme d’un Tipi. Du moins pour moi !
C’était votre premier tournage de
long métrage ? Comment ça s’est
passé ?
J’avais une idée assez précise de la
manière dont le tournage devait se
dérouler : avec une petite équipe, très
mobile, dans des décors très proches
les uns des autres. Et j’ai eu la chance
de quasi tout trouver à Orgemont. J’ai
aussi rencontré des gens formidables,
qui m’ont ouvert beaucoup de portes.
On peut dire que le tournage s’est fait
grâce à l’énergie du quartier. On a
été bien accueilli parce que les gens
avaient envie de ce tournage. Le fait
qu’il y ait eu un casting sur place, avec
des habitants qui tiennent des rôles
importants dans le film, a aussi eu son
importance. J’avais bien sûr entendu
des histoires de tournages rackettés, de
vols avec effractions sur des camions
de matériels… toutes ces histoires
qu’on entend sur les tournages en cité
et qui font peur. Mais ce n’est pas du
tout ce qu’on a vécu !
Le fait que le quartier soit aussi dans
une phase de rénovation urbaine a-t-il
eu une influence sur le film ?
Pas vraiment. Mais c’était très étrange.
Une des premières fois où je me suis
rendu à Orgemont, j’ai eu la chance
d’avoir une sorte de visite guidée
par un urbaniste qui s’occupait de la
rénovation. Tout se passait bien quand
tout à coup on rencontre une habitante
très remontée, énervée contre la
municipalité et le projet de rénovation.
Elle commence à s’en prendre à
l’urbaniste, à poser des questions très
embarrassantes. Tout ça devant moi.
J’ai un peu halluciné car tout à coup
je me trouvais dans mon film ! Aussi,
quelque temps avant le tournage, il y
a eu l’évacuation de la tour Obélisque
(la plus haute du 93), une copropriété
dégradée et qui se trouve à Orgemont,
à deux pas des lieux que j’avais choisis
pour le tournage. Le préfet a décidé,
presque du jour au lendemain, que les
conditions de sécurité n’étaient plus
réunies pour les habitants. Toutes les
familles ont été expulsées et ont dû
être relogées. Ça a été un moment
très violent, très douloureux. Avec
des évacuations encadrées par les
forces de l’ordre. Dans ce contexte,
j’ai eu peur que le maire d’Epinay-
sur-Seine, qui avait donné son accord
pour que le film soit tourné dans sa
ville, ne change d’avis. Mais non,
à aucun moment la municipalité ne
nous a mis dans des bâtons dans les
roues. Au contraire, la ville nous a
aidés comme elle pouvait, en donnant
les autorisations, en facilitant. Et ça
a été d’autant plus surprenant que je
sentais bien que le maire et son équipe
ne se retrouvent pas dans le propos.
Sensation confirmée par le fait que
l’avant-première du film, qui devait
avoir lieu à Epinay-sur-Seine dans une
salle municipale, a été annulée. J’ai
calé la date de sortie à la fin février car
je voulais qu’il y ait un débat pendant
les municipales sur les questions de
logement, d’urbanisme, sur la place des
habitants dans ces processus. Mais
le débat est très difficile. Les équipes
municipales en place ont tendance à
verrouiller leur campagne, surtout là où
les projets de rénovation ne coulent pas
de source.
PIERRE BAILLY
NADIA ZOUHAYR
AMANDINE LEDUC
FARID ZOUHAYR
AISSA
DOMINIQUE BERRABA
MAMAN DE NADIA
MAMINA
MAIRE DE LA VILLE
FRED/JADOX
BASILE
CAPTAIN
GILLES VANDEWEERD
LYNA DUBARRY
MARGARET ZENOU
MUSTAPHA MOUMOUNE
COUMBA MAREGA
MARIE-CHARLOTTE BIAIS
ZAHIA AISSAOUI
TATA MILOUDA
YACINTO RODENAS SANCHEZ
JONAS CHARLES
GENNARO ANELLO
TIMOTHÉ NGEMBO
SCÉNARIO
IMAGE
MONTAGE
SON
MUSIQUE ORIGINALE
DIRECTION ARTISTIQUE & DÉCORS
ASSISTANTE RÉALISATION
RÉGISSEUR GÉNÉRAL
PRODUCTION & DISTRIBUTION
CHRISTOPHE DELSAUX, CÉCILE VARGAFTIG, COLIN VOISIN
DENIS GAUBERT
CÉCILE STAES-LACOMMERE, VALENTIN DURNING
FLORENT KLOCKENBRING, CLÉMENT CLAUDE, VIANNEY AUBE
TIMOTHÉE SARRAN
MURIEL LACALMONTIE, ZOHRA MAACHA
COLINE DUMAYET
LUAN BERRIOT
ORIFLAMME FILMS